La récente série de frappes croisées entre l’axe américano-israélien et Téhéran a provoqué une onde de choc diplomatique immédiate. Face à l’intensification soudaine des opérations militaires au Moyen-Orient, une mobilisation internationale s’est organisée dans la journée pour tenter d’enrayer l’escalade.
Le Conseil de sécurité des Nations unies se réunira en session d’urgence ce samedi soir à 22h, heure de Paris. L’information a été rendue publique par le ministre français des Affaires étrangères, Jean-Noël Barrot. Cette convocation fait suite à une requête conjointe portée par les missions permanentes de la France, du Bahreïn, de la Chine, de la Russie et de la Colombie, comme l’a précisé la représentation russe auprès de l’ONU.
Selon les informations recoupées par notre rédaction via l’agence Anadolu, Moscou a fermement condamné les récentes offensives de Washington et d’Israël, les qualifiant d’actions « imprudentes » constituant une « violation directe des principes fondamentaux du droit international ». La diplomatie russe a fait savoir qu’elle exigerait, lors de cette session, l’arrêt immédiat des opérations militaires au profit d’une solution politique. Une position partagée par le Secrétaire général de l’ONU, António Guterres, qui a dénoncé une escalade sapant la paix internationale.
Sur le terrain, la situation s’est brusquement dégradée dans la matinée. Alors que des tractations étaient en cours, Israël et les États-Unis ont mené des attaques conjointes sur le sol iranien. Le ministère israélien de la Défense a évoqué une « attaque préventive », tandis que le président américain Donald Trump a annoncé le déclenchement d’une « opération majeure ». Les frappes ont visé plusieurs grandes villes iraniennes, dont Téhéran, Ispahan, Karaj, Qom, Tabriz, Chiraz, Bouchehr, Kermanshah et Ilam.
En réaction, l’espace aérien a été verrouillé de part et d’autre. L’état d’urgence a été décrété sur l’ensemble du territoire israélien, où les populations ont été appelées à rejoindre les abris. L’armée iranienne a immédiatement répliqué en lançant des dizaines de missiles balistiques et de drones vers Israël. Cette contre-offensive s’est également étendue au-delà des frontières israéliennes, l’Iran ayant simultanément ciblé des bases américaines implantées au Bahreïn, aux Émirats arabes unis, au Koweït, au Qatar et en Jordanie. La base navale américaine située au Bahreïn a notamment été touchée lors de ces tirs.