Guerre en Iran : l’AIE déploie une mesure historique qui échoue à freiner l’envolée du pétrole

L’escalade militaire au Moyen-Orient continue de secouer violemment les marchés énergétiques mondiaux. Face à la flambée des cours, les institutions internationales déploient des mesures d’une ampleur inédite, qui peinent pour l’instant à rassurer les acteurs économiques face aux risques pesant sur les routes d’approvisionnement.

Les contrats à terme sur le Brent, référence internationale, ont enregistré un bond d’environ 20 %. Selon l’agence Anadolu, qui cite Al Jazeera, le baril a dépassé la barre des 101 dollars, s’échangeant autour de ce montant à 02h00 GMT ce jeudi. Cette progression porte l’augmentation totale des cours à plus de 38 % par rapport aux niveaux observés avant le déclenchement de la guerre avec l’Iran. La dynamique haussière est principalement alimentée par les inquiétudes concernant des perturbations prolongées du trafic maritime, particulièrement dans la zone stratégique du détroit d’Ormuz.

Cette flambée des prix s’opère malgré une intervention institutionnelle majeure. L’Agence internationale de l’énergie (AIE) a confirmé un accord unanime acté entre ses 32 pays membres. Ces États ont décidé de libérer conjointement 400 millions de barils de pétrole, puisés directement dans leurs réserves d’urgence.

Le chef de l’agence énergétique a précisé mercredi qu’il s’agit de la plus importante libération coordonnée de l’histoire de l’organisation. L’objectif de cette manœuvre est de calmer les marchés ébranlés par le conflit au Moyen-Orient. Cependant, l’annonce de cette injection massive de brut n’a pas suffi à compenser les craintes liées aux potentiels blocages logistiques dans le détroit.

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