Guerre en Iran : la flambée de ce produit stratégique qui met Donald Trump sous pression aux États-Unis

L’offensive militaire menée par les États-Unis et Israël contre l’Iran engendre des répercussions directes sur l’économie américaine. Alors que les opérations se poursuivent, les consommateurs font face à une augmentation rapide du coût de la vie, un paramètre qui s’invite dans le débat politique à l’approche des élections de mi-mandat.

Selon les informations rapportées par Al Jazeera, le prix du baril de brut est passé d’environ 67 dollars avant le début du conflit, le 28 février, à près de 97 dollars ce lundi, franchissant même temporairement la barre des 100 dollars. Sur le territoire américain, le prix moyen de l’essence a bondi de 51 centimes par gallon en une seule semaine, d’après les relevés du traqueur spécialisé GasBuddy.

Cette hausse affecte directement le budget des ménages. Gregory Brew, analyste principal pour l’Iran et le pétrole au sein d’Eurasia Group, anticipe un prix de l’essence atteignant 3,50 à 4 dollars le gallon, et 5 dollars pour le diesel dans les jours à venir. L’impact économique se transforme en enjeu électoral pour l’administration du Président Donald Trump. Un sondage de l’Université Quinnipiac publié lundi indique que 53 % des électeurs interrogés, dont 60 % d’indépendants, s’opposent à l’action militaire américaine en Iran.

À l’échelle internationale, la situation paralyse le détroit d’Ormuz, un point de passage par lequel transitent environ 20 % du pétrole mondial et un tiers du commerce global d’engrais. Ce blocage touche particulièrement les pays en développement : le Pakistan a officialisé des mesures d’austérité et des coupes dans les subventions aux carburants, tandis que le Bangladesh a restreint l’utilisation de l’énergie et fermé ses universités.

Face aux perturbations du marché, les pays du G7 évaluent les dispositions à prendre pour soutenir l’approvisionnement énergétique. Les États-Unis disposent d’une réserve stratégique de plus de 415 millions de barils qu’ils pourraient débloquer en coordination avec leurs pays alliés pour tenter d’atténuer le choc tarifaire.

Le Président Donald Trump a réagi à ces indicateurs économiques via une publication sur le réseau Truth Social. Il y qualifie la hausse des prix du pétrole à court terme de « très petit prix à payer pour la sécurité et la paix des États-Unis et du monde », ajoutant lors d’une intervention sur CBS News que le conflit était « pratiquement terminé ».

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