Grève de 72 h : L’OIS de Babacar Mbaye Ngaraf se démarque

Le secrétaire national de l’Organisation des instituteurs du Sénégal (OIS), Babacar Mbaye Ngaraf, annonce la non-participation de son syndicat à la grève générale de 72 heures décrétée par treize centrales syndicales. il privilégie l’évaluation avant la mobilisation.

L’OIS n’est pas concernée par la grève des 21, 22 et 23 octobre. Son Boss, Babacar Mbaye Ngaraf, plaide pour une évaluation objective des précédentes luttes avant tout nouvel engagement dans un mouvement de grande ampleur.

Il justifie cette décision par la nécessité de tirer les enseignements des précédentes mobilisations syndicales, de défendre les enseignants sanctionnés et de tenir compte du contexte particulier de la rentrée scolaire.

« Partout, l’OISC n’est pas concernée par cette grève des 21, 22 et 23 octobre », affirme le responsable syndical, qui revient sur les conséquences de la lutte menée l’année dernière avec certains syndicats d’enseignants.

Selon lui, ces mobilisations ont entraîné des programmes scolaires inachevés, des enseignements perturbés ainsi que des sanctions qu’il juge arbitraires contre des enseignants retenus pour fait de grève.

Babacar Mbaye Ngaraf déplore également que les enseignants victimes de ces sanctions n’aient toujours pas été réhabilités. Il exprime, par ailleurs, des réserves sur les conditions dans lesquelles le précédent mot d’ordre de grève avait été levé, une démarche qui, selon lui, n’avait pas fait l’unanimité parmi les camarades.

Pour le secrétaire national de l’OIS, il est donc indispensable de procéder, au préalable, à une évaluation objective du mouvement passé, sans tomber dans « l’autoglorification ».
Il estime qu’un travail de sensibilisation et de mobilisation des enseignants est nécessaire pour mieux préparer les prochaines batailles syndicales.

Une rentrée scolaire encore fragile

Au-delà du bilan des luttes précédentes, le responsable syndical met en avant les difficultés rencontrées en ce début d’année scolaire.

Dans plusieurs établissements, les enseignements n’auraient pas encore effectivement démarré, notamment parce que certains parents d’élèves n’ont pas achevé les formalités d’inscription ou n’ont pas encore acquis les fournitures scolaires nécessaires.

Dans ce contexte, l’OIS considère qu’une grève générale de trois jours, dès le début de l’année scolaire, n’est pas la meilleure option.
Babacar Mbaye Ngaraf aurait préféré une démarche progressive : le port d’un brassard rouge, suivi éventuellement d’une journée de grève, avant d’envisager un mouvement de 72 heures.

L’organisation syndicale appelle ainsi ses camarades à la vigilance et à rester mobilisés en prévision des prochaines actions. Elle entend se réserver la possibilité de lancer ses propres mots d’ordre en fonction de l’évolution de la situation.

Malgré cette prise de distance, Babacar Mbaye Ngaraf dénonce l’attitude du gouvernement, qu’il accuse de rester sourd aux revendications légitimes des enseignants.

Il cite notamment la question de la « large syndicalisation des enseignants », qui demeure, selon lui, au cœur des préoccupations syndicales.

Votre avis sera publié et visible par des milliers de lecteurs. Veuillez l'exprimer dans un langage respectueux.

Laisser un commentaire