Des équipes de secours s’activent actuellement sur l’île du Nord de la Nouvelle-Zélande, où de fortes pluies ont provoqué des mouvements de terrain dévastateurs. Alors que plusieurs personnes manquent à l’appel après l’ensevelissement d’une zone touristique, les opérations se heurtent à une difficulté spécifique soulignée par les autorités locales.
Le drame s’est joué jeudi matin, aux alentours de 9h30 (heure locale), lorsque des pluies torrentielles ont déstabilisé les sols du Mont Maunganui. Une masse de terre et de gravats s’est abattue sur un terrain de camping de la ville de Tauranga, particulièrement fréquenté par des familles en cette période de vacances d’été.
Selon les informations relayées par Al Jazeera, six personnes sont actuellement portées disparues sur ce site, dont deux adolescents. Si les services d’urgence ont déployé des moyens importants, incluant des entrepreneurs privés et des chiens policiers, la progression des recherches est considérablement ralentie par l’instabilité du terrain.
Le commissaire de police Richard Chambers a précisé la nature de cette contrainte opérationnelle : la sécurité des équipes de sauvetage impose une approche méticuleuse, excluant toute précipitation malgré l’urgence de la situation. « Cela pourrait prendre des jours », a-t-il averti, reconnaissant l’anxiété des familles tout en insistant sur la nécessité d’être « très prudent ».
David Guard, responsable des services d’incendie et de secours, a indiqué que les débris sont retirés pièce par pièce pour s’assurer que « chaque centimètre de sol enlevé est examiné ». Une méthode d’autant plus éprouvante que les secouristes n’ont détecté aucun nouveau signe de vie depuis les voix perçues par les premiers intervenants jeudi.
Le Premier ministre Christopher Luxon s’est rendu sur place vendredi pour rencontrer les familles affectées, promettant un financement gouvernemental une fois l’étendue des dégâts évaluée.
Outre les disparus du camping, les intempéries ont fait deux victimes confirmées dans la banlieue voisine de Papamoa, où un second glissement de terrain s’est produit. L’ambassadeur de Chine a confirmé via les réseaux sociaux que l’une des personnes décédées était un ressortissant chinois.
Les autorités de la défense civile du district de Tairawhiti ont par ailleurs mis en garde les résidents contre la traversée des zones éboulées pour chercher des vivres, précisant que cela risquait de déclencher de nouveaux mouvements de terrain.