Le président américain Donald Trump a dévoilé les contours financiers et sécuritaires du plan élaboré par le Conseil pour la paix sur Gaza. Si l’enveloppe destinée à la reconstruction est désormais chiffrée, l’annonce confirme surtout le calendrier opérationnel d’un dispositif sécuritaire international attendu sur le terrain.
C’est via sa plateforme Truth Social que le chef de l’État américain a partagé les avancées du « Conseil pour la paix », une structure présentée comme vitale pour la restructuration de la région. Selon les éléments communiqués, les pays membres de cette instance ont officiellement acté leur participation financière. Une cérémonie prévue ce jeudi 19 février à Washington doit entériner ces engagements.
Un financement couplé à une présence militaire
Le montant global des promesses de dons s’élève à 5 milliards de dollars. Ces fonds sont fléchés vers l’aide humanitaire d’urgence et les vastes chantiers de reconstruction de l’enclave palestinienne, ravagée par le conflit. Cependant, l’apport financier s’accompagne d’un volet sécuritaire immédiat.
D’après les informations relayées par l’agence Anadolu, la réunion de Washington marquera le point de départ d’une nouvelle phase sur le terrain. Des milliers de membres de la Force internationale de stabilisation (ISF), une entité spécifiquement créée pour Gaza, ainsi que des effectifs de la police locale, doivent entrer en fonction à l’issue de cette rencontre.
L’exigence du désarmement
Ce déploiement de forces et ce soutien financier restent conditionnés à une exigence politique ferme de la Maison Blanche. Dans sa déclaration, Donald Trump a posé une ligne rouge : le Hamas doit s’engager à un désarmement « complet et immédiat ». Pour Washington, cette étape est indispensable pour que le Conseil puisse remplir sa mission de stabilisation au Moyen-Orient.
Ce plan de reconstruction intervient dans un contexte où les infrastructures de l’enclave sont critiques, une situation exacerbée par les tensions antérieures autour des agences onusiennes, comme l’avait illustré la démolition du siège de l’UNRWA et les réactions internationales qui avaient suivi.