Alors que les affrontements se poursuivent sur le terrain avec un nouveau bilan humain communiqué ce dimanche, l’initiative diplomatique portée par Washington s’accélère. En parallèle des opérations militaires, la Maison Blanche a formalisé la tenue de la première réunion d’une nouvelle instance de régulation, assortie d’une condition financière stricte pour les pays désireux d’y participer.
La situation sécuritaire dans la bande de Gaza demeure volatile. Selon les informations rapportées par Al Jazeera, au moins 11 Palestiniens ont perdu la vie ce dimanche lors de plusieurs frappes israéliennes. Les sources hospitalières indiquent que les forces israéliennes ont ciblé des tentes abritant des déplacés dans le camp de réfugiés de Jabalia, au nord de l’enclave, causant la mort de cinq personnes. Cinq autres victimes ont été recensées à l’ouest de Khan Younès, dans le sud du territoire.
Ces opérations ont également visé l’encadrement des groupes armés. Sami al-Dahdouh, présenté comme un commandant de la branche armée du Jihad islamique palestinien (JIP), a été tué lors d’une attaque dans le quartier de Tal al-Hawa, à l’est de la ville de Gaza. Ces événements surviennent dans un contexte de fragilité de l’accord de cessez-le-feu, entré en vigueur en octobre 2025.
Un ticket d’entrée fixé à un milliard de dollars
Sur le front diplomatique, le président américain Donald Trump a annoncé la tenue, ce jeudi à Washington, de la réunion inaugurale du « Conseil de la Paix » (Board of Peace). Cette structure, initialement conçue pour mettre fin à la guerre à Gaza, affiche désormais l’ambition plus large de contourner les mécanismes traditionnels des Nations Unies pour la résolution des conflits.
L’adhésion à cette nouvelle instance est conditionnée par un engagement financier substantiel. Selon les données communiquées, Washington demande aux pays candidats de verser un milliard de dollars pour rejoindre le Conseil. Donald Trump a précisé sur le réseau Truth Social que les membres ont déjà promis plus de 5 milliards de dollars pour la reconstruction de Gaza et se sont engagés à fournir des milliers de membres du personnel pour une « Force internationale de stabilisation ».
Concernant les participants, Al Jazeera rapporte que les Émirats arabes unis seraient les premiers à avoir accepté cette contribution financière. Le Koweït est également cité comme un participant probable. Au total, cinq pays auraient déjà validé leur engagement, bien que l’identité des trois autres n’ait pas encore été rendue publique. Plusieurs alliés clés des États-Unis ont toutefois décliné l’invitation à rejoindre ce conseil.
Réactions et bilan contesté
Cette annonce intervient alors que les accusations de violations du cessez-le-feu se multiplient. Le bureau des médias du gouvernement à Gaza recense 1 620 violations israéliennes entre le 10 octobre 2025 et le 10 février 2026. De son côté, Israël accuse le Hamas d’avoir rompu l’accord et déplore la mort de quatre soldats.
Hazem Qassem, porte-parole du Hamas, a qualifié les récentes attaques de « nouveau massacre », estimant qu’elles visent à imposer une réalité violente sur le terrain. Il a par ailleurs appelé le nouveau Conseil de la Paix à faire pression sur Israël pour qu’il respecte les termes de l’accord initial. Donald Trump, pour sa part, maintient que le mouvement palestinien doit respecter son engagement vers une « démilitarisation complète et immédiate ».