Gadio et le Mpcl parlent des « graves tensions dans le pays »

Le Sénégal, notre pays, s’est engagé dans une pente raide qui peut mener très loin si on n’y prend tous garde.

Alors que le Sahel, dont notre pays est membre, s’embrase sous les coups de butoir des Jihadistes et des Narco-trafiquants; alors que Boko Haram tue, incendie, pille, enlève, torture et fait vaciller le géant régional : le Nigéria ; alors que le virus EBOLA sème la mort et la peur chez les pays frères et voisins et menace tous les autres pays de la région voire du continent ; alors que le Ciel accumule des nuages pour ensuite les disperser comme s’il refuse d’arroser nos champs et nos contrées rurales provoquant la peur de la sécheresse et de la décimation du cheptel, voilà que la tragédie vient encore une fois frapper nos campus avec la mort de l’étudiant en licence de mathématique et de physique Bassirou FAYE, tué lors des affrontements avec la police sur le campus de l’UCAD le jeudi 14 Août.

Cette mort pouvait et devait être évitée à tout prix car les urgences nationales ne sont pas dans la confrontation avec de braves étudiants qui vivent le martyre avec des conditions de vie et d’études des plus épouvantables. On le sait tous le Sénégal a mal, très mal, à son système éducatif et ceci depuis plusieurs décennies.

Les forces de l’ordre -dont la présence dans les Universités est légitimement contestée- ne font pas face à des terroristes ou des bandits armés mais à des étudiants non armés ; elles devraient pouvoir contenir des manifestations réclamant le paiement des bourses ou protestant contre des réformes sans faire usage de balles réelles.

Du reste ne faudrait-il pas bannir à jamais tout usage de balles réelles sur le campus ou devant toute manifestation civile et pacifique, estudiantine ou autre !

LE MPCL et tous les démocrates du Sénégal disent « Plus jamais ça !» et réclament une enquête impartiale et diligente qui, dans les plus brefs délais, devra situer les responsabilités et sanctionner avec fermeté et sans complaisance.

Ces évènements dramatiques sur le Campus de l’UCAD adviennent dans un climat politique national tendu par plusieurs affaires dont l’une des plus dévastatrices –potentiellement- est la tentative en cours d’arracher à Aissata Tall son fauteuil de Maire élu et bien élu de Podor en substituant aux suffrages des subterfuges. Quel Sénégalais ou Sénégalaise n’a pas été bouleversé par le verdict d’une Cour d’appel dont quatre membres sur les Neuf présents n’ont pas juger nécessaire de siéger lors de l’énoncé d’une si grave décision.

Le MPCL respecte les institutions de la République et donne une suite favorable à l’appel de notre Coalition « BENNO AK AISSATA » qui consiste à recourir d’abord et avec confiance à la Cour suprême de notre pays. Cette confiance dans les institutions et cette sérénité devant l’adversité demeurent les seules voies de sagesse et de lucidité dans le cours politique actuel où la vulnérabilité du pays est proche du paroxysme.

Le Sénégal a tellement d’urgences vitales qui exigent des solutions d’envergure qu’à notre avis, le Président de la République devrait lui même monter au créneau et inviter le pays tout entier au SURSAUT national, au travail, au rassemblement, à la sérénité, au calme et au sens de la mesure, dans le respect de la diversité des opinions et des appartenances politiques. Il pourrait indiquer la voie en faisant accepter à ses partisans que « la bataille de Podor » est terminée, l’arbitre (le peuple de Podor) a déjà levé la main du vainqueur, les supporters se sont dispersés dans le calme et sont rentrés chez eux. Ils sont prêts à la réconciliation.

Cette attitude est la seule qui vaille dans notre Sénégal en proie à de nouvelles menaces frontalières et régionales, en plus des graves tensions internes nées de la pénibilité réelle et incontestable des conditions sociales surtout dans les banlieues et dans le monde rural assoiffé, mais aussi tensions résultant de drames évitables comme la mort de l’étudiant Bassirou FAYE et des tiraillements post-électoraux comme ceux de Podor qui sont loin d’être essentiels.

Nos sincères condoléances vont aux parents éplorés de Bassirou FAYE, à ses amis, à ses camarades, à tout le Mouvement national des Etudiants et à toute la Nation sénégalaise ! Que DIEU (SWT) lui ouvre grandes les portes de son Paradis céleste et que son sang versé féconde la Renaissance de l’École sénégalaise !
LUY JOT JOTNA pour un véritable SURSAUT national de toutes les forces vives du pays!

2 COMMENTAIRES
  • gueye

    c joli gadio

  • l'boy

    Que des constats, et les solutions elles sont ou?

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