Le président américain Donald Trump a justifié, ce samedi, les récentes frappes militaires menées conjointement avec Israël sur le territoire iranien. Si le discours officiel évoque une opération défensive, les détails de l’offensive révèlent une stratégie visant directement le sommet de l’État.
Dans une déclaration publique, Donald Trump a affirmé que l’armée américaine avait entamé une « opération de combat majeure » en Iran. L’objectif affiché par le dirigeant américain est de « défendre le peuple américain en éliminant les menaces imminentes émanant du régime iranien ».
Toutefois, la portée de ces frappes conjointes va au-delà de la simple neutralisation d’infrastructures. Selon les informations rapportées par la chaîne Al Jazeera, l’implication des États-Unis dans cette offensive a pour but de « décapiter le régime iranien ». Les bombardements se sont notamment concentrés sur des zones où le Guide suprême, l’ayatollah Ali Khamenei, était susceptible de s’abriter.
L’agence de presse The Associated Press a confirmé que l’un des secteurs visés dans la capitale, Téhéran, se trouvait à proximité immédiate des bureaux du Guide suprême. Face à cette offensive ciblée, un responsable officiel cité par l’agence Reuters a indiqué qu’Ali Khamenei ne se trouve plus à Téhéran et a été transféré vers un lieu sécurisé.
La riposte de Téhéran s’organise. La télévision d’État iranienne a annoncé que le pays se prépare à « se venger » d’Israël et à apporter une « réponse forte » et « écrasante ».
Sur le plan diplomatique, cette tentative d’élimination au sommet suscite des réserves. Le correspondant d’Al Jazeera à Washington, Alan Fisher, souligne que plusieurs pays ont mis en garde les États-Unis contre cette attaque, s’interrogeant sur la gestion politique qui suivrait. Ces nations rappellent que la disparition du Guide suprême ne garantirait pas nécessairement l’émergence d’un gouvernement favorable aux intérêts américains.