Les autorités françaises poursuivent leurs investigations après la tentative d’attaque visant le siège parisien de la Bank of America. Alors que le nombre de gardes à vue s’élève désormais à cinq, l’enquête révèle un mode opératoire complexe mêlant recrutement sur les réseaux sociaux et ramifications géopolitiques internationales.
L’affaire a débuté samedi avec la découverte d’un engin explosif artisanal déposé devant l’institution financière américaine, située dans le 8e arrondissement de Paris, près des Champs-Élysées. Le dispositif était composé d’un système de mise à feu et de cinq litres d’un liquide identifié comme du carburant. À la suite de cette découverte, la police française a procédé à l’interpellation du poseur présumé, suivie de l’arrestation de deux autres mineurs le même jour. Lundi, deux adultes supplémentaires ont été placés en détention, portant à cinq le nombre total de suspects interrogés.
Lors de son audition, le premier suspect interpellé a déclaré aux enquêteurs être un mineur originaire du Sénégal. Les forces de l’ordre travaillent actuellement à l’authentification formelle de son identité. Selon les éléments communiqués, le jeune homme affirme avoir été recruté via l’application Snapchat pour exécuter cet acte, moyennant une rétribution de 600 euros. Au moment des faits, il était accompagné d’un complice chargé de filmer la scène avec un téléphone portable, qui a réussi à prendre la fuite à l’arrivée de la police. Il n’est pas encore établi si cet individu figure parmi les cinq personnes actuellement en garde à vue.
Le Parquet national antiterroriste (PNAT) a ouvert une enquête pour tentative de destruction par incendie ou moyen dangereux en relation avec une entreprise terroriste, ainsi que pour association de malfaiteurs terroriste. Selon les informations relayées par la chaîne Al Jazeera, le ministre français de l’Intérieur, Laurent Nunez, a souligné lundi sur les ondes de RTL que cette tentative d’attaque présentait des similitudes frappantes avec d’autres incidents récents en Europe.
Les autorités soupçonnent un lien direct avec le conflit impliquant l’Iran. Le mode opératoire rappelle des actions menées aux Pays-Bas, en Belgique, ainsi qu’à Londres, où quatre ambulances d’une organisation caritative juive ont été incendiées. Ces actes ont été revendiqués sur la messagerie Telegram par le groupe « Harakat Ashab al-Yamin al-Islamia » (Mouvement islamique des compagnons de la droite).
Le ministre français a précisé que les services de renseignement iraniens ont pour habitude d’utiliser des intermédiaires, souvent des criminels de droit commun, pour cibler des intérêts américains, de la communauté juive ou des figures de l’opposition iranienne, dans un contexte régional marqué par une escalade des tensions et des frappes continues.
Tout le monde savait depuis les premières heures de son arrestation qu’il est sénégalais et est un multirécidiviste de la délinquance.
Le Vrai.