Si la tempête Nils a fini de balayer le sud-ouest de la France, ses conséquences se font encore lourdement sentir sur les infrastructures énergétiques. Le gestionnaire du réseau de distribution fait face à une situation complexe qui ne permet pas d’envisager un retour à la normale immédiat pour des milliers d’abonnés.
Le bilan matériel reste conséquent ce dimanche. Selon les données communiquées par Enedis et relayées par l’agence Anadolu, environ 45 000 foyers demeurent privés d’électricité. L’espoir de voir la lumière revenir dans l’ensemble de ces habitations d’ici la fin de la journée a été écarté par l’opérateur, qui se heurte à une réalité opérationnelle délicate.
Ce n’est pas seulement l’ampleur des dégâts initiaux qui freine les opérations, mais bien l’environnement dans lequel les techniciens doivent évoluer. Enedis évoque des « conditions d’intervention extrêmement difficiles ». Les crues, les sols saturés d’eau, les pluies persistantes et les chutes de neige rendent l’accès aux installations endommagées particulièrement périlleux, voire impossible dans certains secteurs, malgré la mobilisation de plusieurs milliers d’agents sur le terrain.
La situation météorologique continue de dicter le tempo des réparations. Météo-France a maintenu une vigilance rouge pour les crues dans les départements de la Gironde et du Lot-et-Garonne, où les niveaux de la Garonne restent élevés. Parallèlement, vingt-deux autres départements sont placés en vigilance orange, couvrant des risques allant des inondations aux avalanches dans les massifs alpins.
Les prévisions pour le début de semaine n’annoncent pas d’accalmie franche. Les pluies devraient persister lundi du sud-ouest au centre-est, tandis que la neige est attendue dès 900 mètres en Auvergne. Les perturbations devraient se poursuivre mardi et mercredi, ce qui pourrait encore compliquer la tâche des équipes de secours et de maintenance.
Cet épisode climatique, qualifié d’« ampleur historique » par les prévisionnistes, avait privé jusqu’à 900 000 clients d’électricité au plus fort de la tempête, entre le 10 et le 12 février.