Fondation des épouses de Diomaye Faye et le modèle d’impact collectif proposé

Le lancement récent d’une fondation par les Premières dames du Sénégal suscite des réflexions quant à la viabilité et à l’héritage des œuvres sociales liées aux mandats présidentiels. Face au risque de voir ces initiatives disparaître avec la fin des fonctions officielles, une approche orientée vers la pérennisation institutionnelle est mise en avant.

Selon les informations publiées par Sud Quotidien, la consultante en stratégie d’impact Cécile Thiakane souligne les limites des fondations traditionnelles, souvent attachées à une image personnelle et à une temporalité politique. L’histoire récente indique que plusieurs de ces structures peinent à survivre à celles qui les ont portées, faute de cadre indépendant. À l’inverse, des institutions conçues pour durer en dehors des cycles politiques, comme la Maison d’Éducation Mariama Bâ créée en 1978 sous l’impulsion de Colette Senghor, parviennent à traverser le temps.

La configuration actuelle du Sénégal, avec deux femmes partageant le rôle symbolique de Première dame, représente à la fois une opportunité de décupler l’impact et un risque de dispersion des ressources. D’après Sud Quotidien, il est préconisé de passer d’une logique de visibilité immédiate à une véritable gouvernance de l’impact, afin d’éviter les doublons avec les politiques existantes et de garantir la transparence.

Pour dépasser le modèle centré sur des actions individuelles, l’experte suggère la mise en place de plateformes réunissant acteurs publics, privés et associatifs, sous la forme de fonds sociaux dotés d’une gouvernance autonome. Comme l’indique Sud Quotidien, la maturité d’une telle démarche s’évalue selon trois critères fondamentaux : sa pérennité, sa mesurabilité objective et son intégration systémique. Un tel mécanisme permettrait de désindividualiser l’action sociale et d’assurer une redevabilité directe envers la population sénégalaise.

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Un commentaire

  1. Le cancer du Senegal , C’est cette famille de profiteuse, Vivement 2029 pour Que vous vous s’exhilez avec vos sbires et femmes de ménage’s a l’île de
    Madagascar.
    Sa bokhoumala seytané bii!

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