Face au mutisme persistant sur ses correspondances officielles, l’appel public lancé au Premier ministre concernant l’application d’une loi clé

L’effectivité du droit d’accès à l’information publique, pourtant encadrée par les textes, se heurte parfois à la réalité administrative. C’est le constat dressé par le Forum du justiciable qui, face à l’absence de retour sur ses requêtes, a choisi d’interpeller publiquement le sommet de l’exécutif pour soulever une incohérence entre la législation et la pratique institutionnelle.

Le principe de transparence administrative semble mis à l’épreuve. Dans une sortie relayée par nos confrères de Kawtef, le président du Forum du justiciable a exprimé ses vives préoccupations concernant le traitement réservé aux demandes de renseignements adressées aux autorités. L’organisation de la société civile pointe spécifiquement du doigt le silence observé par la Primature face à plusieurs démarches officielles restées sans suite.

Cette interpellation, diffusée via les réseaux sociaux, s’adresse directement au chef du gouvernement. Le cœur du problème réside dans le décalage observé entre l’existence formelle d’une loi garantissant l’accès à l’information et la difficulté concrète d’obtenir des réponses. Selon les éléments soulevés par l’organisation, plusieurs correspondances ont été transmises aux services du Premier ministre sans qu’aucun retour ne soit enregistré à ce jour.

Pour le Forum du justiciable, cette situation dépasse le simple cadre administratif. Elle pose la question fondamentale de l’application réelle des textes en vigueur au Sénégal. En laissant ces demandes lettre morte, l’administration alimente, selon le responsable de la structure, des interrogations légitimes sur la portée effective d’un droit censé permettre au citoyen et aux organisations de disposer des données publiques nécessaires à leur mission de veille.

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Un commentaire

  1. Il paraît que le bureau du premier ministre répond toujours. On verra bien la suite donnée à cette requête.


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