Face à l’accalmie régionale, le Qatar lève sa principale mesure de précaution instaurée depuis trois semaines

Après près de trois semaines de fonctionnement sous un régime d’exception dicté par les tensions régionales, l’administration qatarie amorce un retour à la normale. Une décision officielle vient de mettre fin à un dispositif préventif strict mis en place face aux récentes frappes iraniennes.

Selon les informations rapportées par l’agence Anadolu, les institutions gouvernementales du Qatar ont officiellement repris le travail en présentiel ce mardi. Les fonctionnaires ont regagné leurs bureaux à la suite d’une directive gouvernementale annoncée la veille, actant la fin du télétravail massif instauré fin février. Le quotidien local Al-Raya confirme que l’ensemble des entités publiques est concerné par cette reprise.

Cette levée des restrictions intervient dans un contexte de baisse d’intensité des attaques iraniennes. Lors d’une conférence de presse tenue à Doha, le porte-parole du ministère des Affaires étrangères, Majed al-Ansari, a justifié ce retour au fonctionnement habituel par les résultats d’une « consultation sécuritaire ». Il a précisé que « la vie ne peut pas être perturbée indéfiniment », tout en soulignant que le pays conserve ses « plans d’urgence » face à toute éventuelle détérioration de la situation.

Le dispositif de précaution avait été initialement approuvé le 28 février dernier. Il répondait à l’escalade militaire entre l’Iran, les États-Unis et Israël, Téhéran ayant ciblé ce qu’il qualifiait de « bases et intérêts américains » dans la région, y compris sur le sol qatari. Face à cette menace, les autorités avaient prolongé la mesure le 8 mars, autorisant jusqu’à 70 % des effectifs de chaque institution à travailler à domicile, avec une priorité accordée aux mères de famille et à certains groupes spécifiques.

Bien qu’aucun bilan global officiel n’ait été communiqué mardi matin par le gouvernement, les données compilées par Anadolu à partir des déclarations du ministère de la Défense font état d’au moins 206 missiles, 87 drones et deux avions de chasse interceptés durant cette période. La dernière offensive signalée contre le Qatar remonte au 19 mars, date à laquelle des projectiles ont visé la cité industrielle de Ras Laffan, une infrastructure névralgique pour le secteur énergétique mondial.

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