Quatorze Sénégalais liés au réseau de pédopornographie de Pierre Robert ont de nouveau été présentés au parquet vendredi dernier dans le cadre d’une affaire aux ramifications internationales, et ont bénéficié d’un second retour de parquet ce lundi.
. Ces individus sont poursuivis pour des crimes graves incluant la traite de mineurs, la pédophilie organisée, le proxénétisme et la transmission délibérée du VIH/Sida.
Selon l’enquête, le réseau, actif depuis 2017 et dirigé depuis la France par Pierre Robert, exploitait sexuellement de jeunes garçons en les soumettant à des formations sexuelles fictives avant de les livrer à des hommes séropositifs qui filmaient les abus. Quatre « formateurs » ont reconnu leur implication, agissant sur ordre direct de Robert.
L’enquête a bénéficié d’une coopération judiciaire étroite entre le Sénégal et la France, avec la participation sur le terrain de juges, greffiers et officiers de police judiciaire français.
Au-delà de la gravité des infractions, l’affaire soulève des préoccupations majeures pour la santé publique, en raison de la transmission intentionnelle du VIH/Sida à des mineurs.