L’ancien président américain a été amené à clarifier publiquement la nature de ses relations avec Jeffrey Epstein. Interrogé par la commission de supervision de la Chambre des représentants, Bill Clinton a réagi aux documents judiciaires le liant au financier décédé en 2019.
Dans une déclaration vidéo diffusée sur la plateforme X, relayée par l’agence de presse Anadolu, l’ex-chef d’État a formellement nié avoir eu connaissance des crimes sexuels reprochés à Jeffrey Epstein. Il a affirmé n’avoir entretenu qu’un « contact limité » avec l’homme d’affaires et n’avoir été témoin d’aucune activité criminelle. Il a également précisé que s’il avait eu le moindre soupçon à l’époque, il l’aurait immédiatement signalé aux autorités.
Cette sortie fait suite à la publication, en fin d’année dernière, de dossiers par le ministère américain de la Justice. Ces documents révèlent que Bill Clinton a voyagé à au moins 16 reprises à bord du jet privé d’Epstein et incluent des photographies le montrant dans un jacuzzi en compagnie de femmes. Face à ces éléments matériels, son porte-parole, Angel Urena, a fourni une explication factuelle : ces déplacements, effectués au début des années 2000, étaient organisés dans le cadre des activités de la Fondation Clinton, avant que les poursuites pour trafic sexuel ne soient engagées.
L’ancien président a par ailleurs tenu à écarter son épouse du dossier. Il a assuré que l’ancienne secrétaire d’État, Hillary Clinton, n’avait jamais eu de lien avec l’homme d’affaires, ni voyagé à ses côtés ou visité ses propriétés. Elle a néanmoins été entendue à huis clos le 26 février à New York par des membres de la commission dans le cadre de l’enquête parlementaire en cours.
Pour rappel, Jeffrey Epstein a été retrouvé mort le 10 août 2019 dans sa cellule du centre pénitentiaire fédéral de Manhattan. Si les documents judiciaires citent de nombreuses personnalités internationales, dont le prince Andrew d’Angleterre, Donald Trump, l’ancien vice-président Al Gore ou encore l’ancien Premier ministre israélien Ehud Barak, le FBI a indiqué n’avoir trouvé aucune preuve de l’existence d’une « liste de clients ». À l’issue d’un examen mené avec le ministère de la Justice, l’agence fédérale a conclu à un suicide, écartant l’hypothèse d’une intervention extérieure.