États-Unis : La mesure immédiate imposée aux deux agents fédéraux identifiés dans la vidéo du raid de Minneapolis

Une intervention des services d’immigration a viré au drame dans le Minnesota, ravivant les tensions entre les autorités locales et l’administration fédérale. Alors que l’enquête ne fait que commencer, la hiérarchie policière a dû réagir rapidement face aux éléments matériels disponibles concernant la mort d’Alex Pretti.

Le climat est particulièrement tendu à Minneapolis depuis le décès d’Alex Pretti, un infirmier en soins intensifs, tué lors d’un raid des services d’immigration. Selon les informations rapportées par notre source Al Jazeera, les deux agents fédéraux impliqués dans cette fusillade ont été placés en congé administratif. Cette décision, effective depuis samedi, est présentée par les officiels américains comme relevant du « protocole standard » en pareille circonstance.

Des images déterminantes pour l’enquête

La mise à l’écart temporaire des agents intervient dans un contexte où les circonstances du tir interpellent. Une vidéo de l’altercation montre en effet Alex Pretti forcé au sol par des officiers masqués avant d’être touché par plusieurs balles. D’après une enquête préliminaire transmise aux membres du Congrès américain et citée par les médias locaux, un agent de la patrouille frontalière (Border Patrol) a ouvert le feu en premier sur l’homme à terre, suivi par un officier des douanes et de la protection des frontières (CBP).

Bras de fer politique au sommet

Ce drame a immédiatement pris une dimension politique nationale. Le président Donald Trump, tout en procédant à un remaniement de la direction des agents d’immigration à Minneapolis — remplaçant Greg Bovino par Tom Homan — a vivement critiqué la gestion locale. Sur sa plateforme Truth Social, il a averti le maire de Minneapolis, Jacob Frey, qu’il « jouait avec le feu » en refusant d’assister les agents fédéraux. La réponse de l’édile a été sans équivoque : « Le travail de notre police est de protéger les gens, pas d’appliquer les lois fédérales sur l’immigration. »

Un climat de peur et de mobilisation

Cette affaire s’ajoute à une série d’incidents, dont la mort récente de Renee Good, une mère de trois enfants, également tuée par un agent de l’ICE (Immigration and Customs Enforcement). La députée du Minnesota, Ilhan Omar, a dénoncé une situation où « la peur est utilisée comme une arme », évoquant des membres de la communauté effrayés de sortir de chez eux.

Sur le plan judiciaire, la famille Pretti a engagé Steve Schleicher, un ancien procureur fédéral connu pour son rôle dans la condamnation de Derek Chauvin après la mort de George Floyd. De son côté, la famille de Renee Good a fait appel au cabinet Romanucci & Blandin, confirmant la mobilisation d’avocats de haut profil autour de ces interventions fédérales controversées.

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