Est du Congo : Kigali vise la MONUSCO après 20 civils tués et 60 blessés à Mushaki

Cette nouvelle charge du Rwanda vise directement la manière dont la MONUSCO désigne les violences dans l’est de la République démocratique du Congo : Kigali lui reproche de condamner des attaques contre des civils sans en nommer les auteurs quand il s’agit, selon les autorités rwandaises, de l’armée congolaise.

Que reproche exactement Kigali à la mission de l’ONU ? La diplomatie rwandaise affirme que la MONUSCO et la communauté internationale se contentent de dénoncer des attaques meurtrières contre des civils à l’Est du Congo sans tenir pour responsables les auteurs présumés lorsque ces attaques sont attribuées aux FARDC. Dans une déclaration publiée dimanche sur son compte X, le ministre rwandais des Affaires étrangères, Olivier Nduhungirehe, s’est demandé combien d’attaques de drones des FARDC contre des civils congolais seraient nécessaires pour que la MONUSCO et la communauté internationale mettent en cause le président Félix Tshisekedi et son armée.

À quelle prise de position répond-il ? Il réagit à un communiqué dans lequel la MONUSCO condamne « avec la plus grande fermeté » une récente vague d’attaques meurtrières visant des civils dans les provinces de l’Ituri, du Nord-Kivu et du Sud-Kivu. Le ministre rwandais a accusé la mission onusienne d’être « encore une fois » au rendez-vous pour condamner l’acte tout en protégeant, selon ses mots, « les auteurs de ce crime ».

Quel fait précis est mis en avant par Kigali ? La dernière attaque évoquée a eu lieu le 8 mai 2026 et, dans le récit repris par Agence Afrique, des drones attribués aux FARDC auraient visé Mushaki, dans le territoire de Masisi au Nord-Kivu, une localité tenue par l’AFC/M23. Kigali affirme que cette attaque a fait 20 morts parmi les civils et 60 blessés. Le ministre cite aussi d’autres attaques menées, selon lui, dans des zones contrôlées par l’AFC/M23, auxquelles la communauté internationale et la MONUSCO auraient réagi par de simples condamnations.

Que dit le reste de la source sur le contexte du conflit ? Le contenu rappelle que l’AFC/M23, présenté comme un mouvement politico-militaire soutenu par l’armée rwandaise, combat le pouvoir de Félix Tshisekedi et contrôle plusieurs localités dans l’est du pays. Il est aussi indiqué que les deux parties ont déjà signé des accords de paix, mais que ces protocoles sont souvent violés par les parties au conflit.

Que peut-on vérifier dans les éléments fournis ? La source présente d’un côté l’accusation rwandaise contre la MONUSCO et, de l’autre, rappelle que l’AFC/M23 est soutenu par l’armée rwandaise. Elle rapporte aussi que la mission de l’ONU a condamné des attaques contre des civils dans trois provinces, tandis que Kigali lui reproche précisément de ne pas nommer les FARDC dans le cas de Mushaki et d’autres frappes citées par le ministre.

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