Face à l’intensification des affrontements au Moyen-Orient et à la fermeture stratégique du détroit d’Ormuz, le gouvernement chinois a officiellement réagi ce jeudi. Pékin s’est prononcé sur la situation sécuritaire et ses répercussions directes sur les échanges internationaux.
Lors d’un point de presse régulier tenu à Beijing, le porte-parole du ministère chinois des Affaires étrangères, Guo Jiakun, a exposé la ligne diplomatique de son pays. Selon les informations rapportées par l’agence Anadolu, l’officiel a souligné que le maintien de la sécurité et de la stabilité dans la région, particulièrement pour les échanges énergétiques, relève de l’intérêt commun de la communauté internationale. La diplomatie chinoise a formellement exhorté l’ensemble des parties impliquées à cesser immédiatement les opérations militaires, dans le but d’éviter une propagation des troubles risquant d’impacter la croissance économique mondiale.
Interpellé spécifiquement sur l’éventualité d’un soutien de Pékin à Téhéran dans le domaine du renseignement, Guo Jiakun a choisi de ne pas détailler la nature des échanges bilatéraux. Le porte-parole s’est limité à affirmer que la position de la Chine demeure « constamment claire », réitérant son appel à l’arrêt des hostilités.
Cette déclaration s’inscrit dans un contexte de crise militaire majeure. Le 28 février dernier, des frappes conjointes menées par les États-Unis et Israël ont visé le territoire iranien. Le bilan de ces opérations fait état de plus de 1 200 morts, incluant le guide suprême, l’ayatollah Ali Khamenei, ainsi que plus de 150 écolières.
En riposte à ces attaques, Téhéran a déployé des salves de drones et de missiles en direction d’Israël, de la Jordanie, de l’Irak et de plusieurs États du Golfe abritant des forces américaines. Parallèlement, les autorités iraniennes ont procédé, aux alentours du 1er mars, à la fermeture de fait du détroit d’Ormuz.
Ce corridor maritime névralgique voit transiter quotidiennement environ 20 millions de barils de pétrole et près de 20 % du commerce mondial de gaz naturel liquéfié. Le blocage de cette voie d’approvisionnement a d’ores et déjà provoqué une hausse des cours du brut sur les marchés internationaux.