Enseignants décisionnaires : Ibrahima Samb dénonce le décret 2023-66 et les rappels refusés

À la veille de la rentrée scolaire, le porte-parole des enseignants décisionnaires, Ibrahima Samb, estime que leurs revendications restent sans réponse. Les enseignants décisionnaires contestent l’application du décret 2023-66, qui fixe leur statut, ainsi que le refus de l’État de verser les rappels de salaire qu’ils réclament.

Au journal de 12 heures de la Rfm, Samb a expliqué que le décret avait été appliqué de façon différente selon les catégories. La première concerne des agents dont les dossiers étaient bloqués à la Fonction publique. Leur avancement doit, selon lui, suivre celui des fonctionnaires, mais rester limité à deux cadres avant le passage en commission. Xibaaru rapporte aussi son inquiétude pour ceux qui approchent de la retraite : il s’interroge sur le temps dont ils disposent pour atteindre ce plafond.

Le collectif conteste par ailleurs le calcul de l’ancienneté appliqué aux enseignants déjà reclassés. Selon son porte-parole, l’administration a retenu un taux de 40 % sur la période allant de l’obtention du certificat d’aptitude pédagogique à la signature du décret. Il affirme que les textes prévoient plutôt de prendre en compte 40 % de l’ancienneté acquise dans l’ancien corps, et juge que la méthode choisie ne repose sur aucun fondement juridique.

Autre désaccord : les rappels liés à l’application du décret. Le texte produit ses effets à compter du 7 février 2023, mais Ibrahima Samb estime que cette date ne doit pas priver les enseignants des sommes qu’ils réclament. Il affirme qu’ils ont droit à ces paiements.

Le porte-parole s’interroge enfin sur la capacité de l’État à revaloriser les pensions de retraite des enseignants concernés, alors qu’il refuse, selon lui, de payer les rappels dus.

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