ENDA Énergie alerte sur l’impact persistant des pertes climatiques à Saint-Louis et Kafountine

Deux études menées par ENDA Énergie montrent que les communes de Saint-Louis et Kafountine subissent d’importants dégâts liés au changement climatique, malgré les dispositifs d’aide existants.

Selon Omar Cissé, chargé de projet à l’ONG, ces travaux ont mis en évidence des destructions de biens, des pertes de stocks alimentaires, une dégradation des terres agricoles ainsi que des problèmes sanitaires causés par les eaux stagnantes. « Les études ont révélé qu’à l’échelle de ces deux communes, nous avons enregistré beaucoup de dégâts », a-t-il déclaré à l’APS lors d’un atelier de restitution à Saly.

À Saint-Louis, les inondations sont le principal facteur, tandis qu’à Kafountine, dans le département de Bignona, la salinisation des terres et la perte de biodiversité frappent durement les populations. Plusieurs mécanismes d’atténuation existent – transferts monétaires, bourses de sécurité familiale, programmes de résilience agricole et couverture maladie universelle – mais ils restent insuffisants. « Et malgré tous ces efforts, nous avons constaté que le défi persiste et que le problème n’est pas encore résolu », a reconnu Omar Cissé.

Face à ce constat, ENDA Énergie plaide pour une approche basée sur l’anticipation et la prévention, via des programmes structurants qui réduisent la vulnérabilité avant les catastrophes. Cette vision rejoint celle d’initiatives récentes : en janvier dernier, l’Agence nationale de l’aviation civile et de la météorologie (ANACIM) a lancé, avec l’administration américaine NOAA, le projet NOAA-NEWS pour faire de l’alerte précoce un service public. Par ailleurs, en avril, le projet CHARTer a été déployé à Kédougou et Fatick pour étudier l’impact du changement climatique sur la santé maternelle et périnatale.

Géraldine Tardivel, coordonnatrice du programme Adapt’Action de l’Agence française de développement (AFD), a salué un processus reposant sur « une forte implication des communautés locales » et une expertise technique de « très haut niveau ». Elle a insisté sur la nécessité de poursuivre les efforts d’adaptation pour éviter que certaines pertes ne deviennent irréversibles.

Le Sénégal est l’un des pays pionniers en matière d’action climatique, a-t-elle affirmé.

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