C’est un bilan exhaustif doublé d’un plan d’action offensif pour l’année à venir. Au terme de l’année 2025, le Capitaine Idrissa Ndiaye, chef de la Brigade régionale de l’hygiène de Dakar, a exposé les résultats des opérations de contrôle menées dans la capitale tout en traçant les lignes rouges pour 2026. Si les saisies de produits impropres à la consommation restent importantes, c’est une mesure spécifique touchant à la logistique quotidienne des boulangeries qui retient l’attention, marquant une rupture avec les pratiques tolérées jusqu’ici.
**Une tolérance zéro pour le transport par deux-roues**
Dans un entretien accordé à nos confrères de Le Quotidien, le chef de la Brigade régionale a annoncé la fin du transport de pain par les motos-taxis, communément appelées « Jakarta ». Cette pratique, largement répandue pour sa rapidité et son faible coût, est désormais dans le viseur des services d’hygiène en raison des risques de contamination qu’elle engendre.
Cette interdiction s’inscrit dans une stratégie plus large pour 2026, incluant le renforcement de l’opération « Looy » (le hibou). Cette initiative cible spécifiquement les activités nocturnes illicites, allant des vidanges clandestines de fosses septiques à la vente de viande d’origine douteuse, en passant par le fonctionnement de boulangeries non déclarées.
**57 tonnes de produits retirés du marché**
L’année 2025 s’est soldée par une intense activité de terrain. Les agents du Service national d’hygiène (Snh) ont inspecté 85 600 concessions et contrôlé environ 23 000 établissements recevant du public, tels que les restaurants et les écoles. Ces opérations ont conduit au recensement de plus de 52 000 infractions et à l’arrestation de 100 individus dans le cadre de la police de l’hygiène.
Sur le plan des saisies, le volume de produits impropres retirés de la vente s’élève à 57,667 tonnes. Un chiffre qui, bien qu’impressionnant, marque une baisse significative par rapport aux 149 tonnes saisies en 2024. Pour le Capitaine Ndiaye, cette diminution traduit une « meilleure vigilance des commerçants » face à la pression constante des contrôles.
**Les points critiques de la capitale**
La cartographie des risques sanitaires établie par la Brigade met en lumière des zones de tension spécifiques, particulièrement à Dakar-Plateau et ses environs. La gestion des eaux usées reste une préoccupation majeure dans des quartiers comme la Gueule Tapée, Fass ou Sacré-Cœur, où des écoulements chargés de germes pathogènes sont observés même en saison sèche.
La restauration de rue, dont l’explosion est liée à la généralisation de la journée continue, constitue l’autre défi central. Les services d’hygiène pointent des problèmes récurrents de conservation des aliments et de traçabilité des viandes, nécessitant une surveillance accrue.
**Cap sur les JOJ 2026**
Au-delà de la gestion quotidienne, le Service national d’hygiène prépare activement les Jeux Olympiques de la Jeunesse (JOJ) prévus en 2026. Un dispositif spécial est en cours de déploiement pour Dakar et Thiès, articulé autour de la désinfection des sites d’hébergement et de compétition, ainsi que la formation des structures hôtelières aux normes d’hygiène internationales.
Pour mener à bien ces missions, le service plaide pour un renforcement de ses moyens, réclamant un soutien de l’État à hauteur de 5% du budget national et le recrutement de nouveaux techniciens pour densifier ce corps paramilitaire.
IL Y’A AUSSI LA POLIFÉRATION DES GARGOTES SUR LES TROTTOIR S TOUT AU LONG DES ROUTES EN PLEIN AIR LA NUIT, ET LE JOUR UN MORCEAU DE PAGNE SERT DE MUR. TOUT ÇA POUR DEPENSER MOINS ET GAGNER PLUS. IL FAUT EXIGER LES RESTAURATEURS DE FORMATION.
SANS UNE FORMATION EN RESTAURATION ON N’OUVRE PAS UN RESTAURANT.
LES ÉCOLES EN FORMENT BEAUCOUP.
BRAVO MR LE CAPITAINE NDIAYE
EXCELLENT TRAVAIL.
FAUT AUSSI VISITER MEME DANS LES BOULANGERIES DÉCLARÉES. LES GÉRANTS DE BOULANGERIE NE RECRUTENT PAS UN PERSONNEL ( PATISSIER) PROFESSIONNEL. ILS RECRUTENT DES GENS QUI N’ONT AUCUNE FORMATION, NE RESPECTENT PAS ES NORMES, NE PORT DE TENUE PATISSIER..ET POURTANT LES ÉCOLES EN FORMENT. MAIS POUR PAYER MOINS ET GAGNER PLUS ON LAISSE LES FORMÉS EN RADE.