La prochaine Coupe du monde, prévue du 11 juin au 19 juillet 2026, ne se jouera pas seulement sur les pelouses d’Amérique du Nord. Alors que les États-Unis s’apprêtent à co-organiser l’événement avec le Canada et le Mexique, une vague de contestation monte au sein de la communauté internationale du football. Au cœur de cette fronde, des inquiétudes liées aux politiques de l’administration américaine actuelle, qui pourraient directement impacter la participation des supporters de plusieurs nations, dont des pays africains majeurs.
L’ancien président de la FIFA, Sepp Blatter, est sorti de sa réserve ce lundi pour apporter un soutien de poids à un mouvement appelant au boycott de la compétition sur le sol américain. Sur la plateforme X, l’ex-dirigeant de 89 ans a relayé et validé la position de Mark Pieth, avocat suisse et expert en anticorruption, qui conseille aux fans de football de « rester loin des États-Unis ».
Selon nos informations relayées par Al Jazeera, cette prise de position fait suite à une interview de Mark Pieth dans le quotidien suisse Der Bund, où ce dernier avertissait les supporters : « Si l’on considère tout ce dont nous avons discuté, il n’y a qu’un seul conseil pour les fans : restez loin des USA ! Vous verrez mieux à la télé de toute façon. » L’avocat ajoutait que les visiteurs risquaient d’être renvoyés chez eux au moindre faux pas face aux autorités américaines.
**Le Sénégal et la Côte d’Ivoire dans le viseur des restrictions**
Au-delà des déclarations de principe, ce sont des mesures administratives concrètes qui alimentent la controverse. L’administration du Président Donald Trump a récemment annoncé une interdiction de voyage qui pourrait empêcher les ressortissants du Sénégal et de la Côte d’Ivoire de suivre leurs équipes, à moins qu’ils ne disposent déjà de visas. Washington justifie ces suspensions par des « déficiences en matière de contrôle et de vérification ».
Ces restrictions ne se limitent pas à l’Afrique de l’Ouest. Les supporters d’Iran et d’Haïti, deux autres nations qualifiées, se verraient également refuser l’entrée aux États-Unis, en vertu de la première version du décret migratoire annoncé par l’administration Trump. D’autres motifs d’inquiétude sont cités par les observateurs, notamment la posture expansionniste américaine sur le Groenland et les méthodes de maintien de l’ordre dans certaines villes américaines.
**Une mobilisation internationale grandissante**
L’appel au boycott dépasse le cadre des anciennes instances dirigeantes de la FIFA. En Allemagne, Oke Gottlich, vice-président de la fédération de football, a estimé dans le Hamburger Morgenpost qu’il était temps de « considérer sérieusement » un boycott, comparant la menace actuelle à celle qui avait motivé les boycotts des Jeux olympiques dans les années 1980. Il s’oppose ainsi à la ligne « apolitique » défendue par l’actuel président de la FIFA, Gianni Infantino.
En Afrique du Sud, Julius Malema, leader de l’opposition, a exhorté l’équipe nationale, les Bafana Bafana, à se retirer du tournoi. Établissant un parallèle avec l’époque de l’apartheid, il a déclaré : « Beaucoup de pays refusaient de commercer avec l’Afrique du Sud parce qu’elle violait les droits de l’homme […] nous devons boycotter la Coupe du monde en Amérique ». Une position rejointe par des parlementaires britanniques et plus de 100 000 signataires d’une pétition aux Pays-Bas, bien que la fédération néerlandaise ait indiqué ne pas prévoir de retrait immédiat pour le moment.
Moi je vais boycotter, je vais arbitrer aucun match.
TRUMP ne sera plus là
Ne vous y tromper pas Notez bien ceci