En pleine expansion aéroportuaire, le record mondial revendiqué par la Turquie lors de l’inauguration d’Esenboga

Le président turc Recep Tayyip Erdogan a procédé, ce lundi, à l’inauguration des nouvelles infrastructures de l’aéroport d’Esenboga, à Ankara. Au-delà de la mise en service d’une troisième piste et d’une nouvelle tour de contrôle, cette cérémonie a servi de tribune pour exposer la stratégie de connectivité internationale de la Türkiye et l’évolution rapide de son secteur aérien.

Selon les informations rapportées par Anadolu, le chef de l’État turc a mis en lumière une donnée plaçant son pays au premier rang global en matière de diplomatie aérienne. La Türkiye dispose désormais d’accords de transport aérien signés avec 175 nations, une augmentation significative par rapport aux 81 accords existants par le passé. Cette progression confère au pays le statut de leader mondial en nombre d’accords de ce type, renforçant sa position de hub intercontinental.

Cette connectivité s’appuie sur une géographie stratégique. Le président Erdogan a rappelé que 67 pays sont accessibles depuis la Türkiye en quatre heures de vol. En parallèle, le réseau domestique s’est densifié : le nombre d’aéroports actifs est passé de 26 en 2002 à 58 aujourd’hui. Les projets en cours à Yozgat et Bayburt-Gumushane devraient porter ce total à 60 prochainement. L’aéroport d’Istanbul, infrastructure phare du pays, a par ailleurs accueilli environ 84,5 millions de passagers l’année dernière, se classant deuxième en Europe et septième au niveau mondial.

Concernant spécifiquement l’aéroport d’Esenboga à Ankara, les chiffres témoignent également d’une forte croissance. Le trafic passagers y a grimpé de 2,8 millions en 2002 à près de 13 millions en 2024. Pour l’année 2025, les prévisions tablent sur 13,9 millions de voyageurs et plus de 103 000 vols. Les nouvelles installations comprennent une piste de 3 750 mètres, une tour de contrôle de 77 mètres ainsi que diverses infrastructures techniques et logistiques.

Sur le plan économique, ce projet d’une valeur de 298 millions d’euros repose sur un modèle de partenariat public-privé. Le président turc a précisé que cette réalisation n’a nécessité aucun financement public. L’exploitation devrait générer 560 millions d’euros de recettes sur une période de 25 ans, dont un versement initial de 140 millions d’euros déjà effectué.

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