La disparition d’El Hadji Mamour Ndiogou Ba intervient alors qu’il occupait le Khalifat depuis février 2024. Né à Nioro en 1930, il avait pris la suite de son frère El Hadji Babacar Ndiogou Ba, décédé la même année. Il était le fils de Ndiogou Cira Marame Ba, lui-même fils cadet de Tafsir Maba Diakhou Ba. Le président Bassirou Diomaye Faye a exprimé sa profonde tristesse, saluant en lui une « haute figure religieuse et coutumière », considérée par sa communauté comme par ceux qui l’avaient approché.
Au nom de la Nation et en son nom personnel, le chef de l’État a présenté ses condoléances à la famille du défunt et à ses disciples, soulignant la portée de cette disparition au-delà de la famille Ba. Âgé de 96 ans, El Hadji Mamour Ndiogou Ba est décédé jeudi matin à Dakar, après une longue maladie. Il se trouvait dans une clinique de la capitale. Son inhumation devait avoir lieu l’après-midi à Nioro du Rip. Sa mort marque la fin de la génération des petits-fils de Tafsir Maba Diakhou Ba et de son frère Mamour Ndary Ba.
À Nioro, il avait appris le Coran auprès de Tafsir Abdoulaye Noumbé Ba, qui avait occupé la fonction de cadi pendant la période coloniale. Enseignant, Mamour Ndiogou Ba avait été surveillant général au lycée Blaise Diagne de Dakar. Il avait aussi assuré, pendant de nombreuses années, le rôle de porte-parole de la famille Ba de Nioro.
La période de son Khalifat a notamment été marquée, selon lactuacho, par l’inauguration, en 2025, de l’Institut islamique Tafsir Maba Diakhou Ba de Nioro. Il avait également suivi les préparatifs pour bâtir une esplanade à Fandane, dans le Sine, où repose l’Almamy Maba, et pour publier un ouvrage consacré à cette figure historique du Rip.
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Selon la Cellule de communication de la famille Ba, les obsèques ont accueilli des représentants de la confrérie mouride : l’imam de Porokhane, Cheikh Bousso, ainsi que Serigne Abdourahmane Mbacké, fils du Khalife général des mourides, Serigne Mountakha Mbacké. L’État était représenté par le gouverneur de Kaolack et le préfet de Nioro du Rip.
La veuve du défunt, Ndèye Fatou Diouf, est membre de la cour royale du Sine et descendante du Buur Sine.



