Ce vendredi 13 mars 2026, le monde célèbre la Journée Mondiale du Sommeil, une occasion de rappeler que bien dormir n’est pas un luxe, mais une nécessité biologique et sociale, particulièrement pour les enfants et pour la santé cardiovasculaire. Cette année, le thème est : « Bien dormir pour mieux vivre ».
Pour Dr Dieye Arame Mbengue, pédiatre du sommeil et membre de la Société Sénégalaise de Médecine du Sommeil (SOSEMES), « le sommeil est essentiel pour la croissance, le développement cérébral, l’apprentissage et l’équilibre émotionnel des enfants ». Pourtant, en Afrique, de nombreux enfants souffrent de nuits perturbées. Logements surpeuplés, bruit urbain, chaleur nocturne, usage précoce des écrans et surcharge scolaire fragilisent leur sommeil.
Les conséquences sont nombreuses : difficultés scolaires, troubles de l’attention, retard de croissance, obésité et troubles émotionnels. Le Manifeste pour le sommeil de l’enfant en Afrique lance un appel : sensibiliser les familles, former les professionnels de santé, promouvoir des habitudes de sommeil régulières et développer la recherche africaine sur le sommeil pédiatrique.
Durée recommandée du sommeil selon l’âge :
- Nourrissons : 14-17 h
- 1-2 ans : 11-14 h
- 3-5 ans : 10-13 h
- 6-12 ans : 9-12 h
- Adolescents : 8-10 h
Le sommeil joue également un rôle majeur pour le cœur. Dr Dieye Ousmane, cardiologue du sommeil et président de SOSEMES, rappelle que les troubles du sommeil : insomnie, apnées, privation chronique sont associés à l’hypertension, aux AVC, aux maladies coronariennes et à l’insuffisance cardiaque.
En Afrique, ces troubles sont souvent sous-diagnostiqués par manque de laboratoires et de formation. Les experts appellent à développer des centres spécialisés, former les professionnels de santé et intégrer le sommeil dans les programmes de prévention cardiovasculaire.
« Un enfant qui dort bien apprend mieux, grandit mieux et développe tout son potentiel », souligne Dr Mbengue. La Journée Mondiale du Sommeil est un moment pour sensibiliser parents, enseignants et décideurs que : « investir dans le sommeil, c’est investir dans l’avenir de l’Afrique.«