Le Sénégal entend rapatrier les données publiques encore hébergées à l’étranger. Selon Ousmane Bop, manager du Data Center national de Diamniadio, entre 10 et 20 % des données publiques sénégalaises seraient toujours stockées hors du territoire national.
Souveraineté numérique. Le Sénégal veut rapatrier ses données de l’étranger. Cette opération se heurte toutefois à des contraintes contractuelles. D’après Ousmane Bop, certains contrats d’hébergement ont été conclus pour une durée de dix ans, ce qui complique le transfert immédiat des données vers les infrastructures nationales.
Deux options sont actuellement envisagées : régler les sommes restantes dues au titre des contrats pour permettre un rapatriement anticipé, ou attendre leur arrivée à échéance.
Des solutions juridiques sont également à l’étude afin de faciliter le processus.
L’enjeu est stratégique pour le Sénégal, qui cherche à renforcer sa souveraineté numérique et à mieux maîtriser l’hébergement de ses données publiques.
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Le rapatriement permettrait notamment de réduire la dépendance à l’égard des infrastructures étrangères, sous réserve de disposer de capacités nationales adaptées et de garanties suffisantes en matière de sécurité et de disponibilité.
Le chantier reste donc tributaire des contraintes juridiques, financières et techniques liées aux contrats en cours.
Aucune échéance précise de rapatriement n’est mentionnée dans les informations rapportées par KOOM Business TV.




