Le chancelier allemand Friedrich Merz et le président brésilien Luiz Inacio Lula da Silva ont exprimé leur ferme opposition à une intervention militaire américaine à Cuba. Cette prise de position commune intervient dans un climat de tensions exacerbées par les récents avertissements du président Donald Trump à l’encontre de l’île des Caraïbes.
Lors d’une conférence de presse conjointe tenue ce lundi, le dirigeant allemand a écarté toute justification d’une offensive militaire. Selon les informations rapportées par Insider Paper, Friedrich Merz a souligné que, malgré les difficultés politiques internes liées au régime de La Havane, aucune menace perceptible n’émane de Cuba vers d’autres nations. Il a affirmé que la capacité d’un État à se défendre ne confère à personne le droit d’intervenir militairement sous prétexte de divergences sur les systèmes politiques.
Les autorités cubaines anticipent une potentielle attaque depuis que le président Donald Trump a désigné le pays comme sa prochaine cible, consécutivement au renversement de Nicolas Maduro au Venezuela et à l’entrée en guerre contre l’Iran. Insider Paper révèle par ailleurs que le blocus pétrolier récemment imposé par l’administration américaine a considérablement aggravé la crise économique et énergétique, plongeant l’île dans sa situation la plus critique depuis plusieurs décennies.
Face à cette situation, les deux dirigeants ont plaidé pour une désescalade. Friedrich Merz a exhorté les États-Unis à régler leurs différends par des moyens diplomatiques afin d’éviter le déclenchement d’un nouveau conflit mondial aux conséquences imprévisibles. De son côté, Luiz Inacio Lula da Silva a dénoncé le blocus américain historique, le qualifiant de « honte mondiale » maintenue pour des motivations purement idéologiques. Opposé à toute forme d’ingérence politique ou d’invasion, le président brésilien a rappelé que les crises internationales doivent impérativement se résoudre par le dialogue, la démocratie et le respect de l’intégrité territoriale, à l’exclusion des armes.