Les tensions s’intensifient au Moyen-Orient après l’échec des récentes tractations diplomatiques. Les forces américaines déploient un dispositif naval restrictif dans un point de passage stratégique pour le marché énergétique mondial.
Suite à l’impasse des pourparlers entre Washington et Téhéran organisés au Pakistan, le président américain Donald Trump a annoncé une intervention militaire navale. Le Commandement central américain (CENTCOM) a confirmé l’instauration d’un blocus dans le golfe d’Oman et la mer d’Arabie, à l’est du détroit d’Ormuz, effectif ce lundi à 14h00 GMT. Les navires entrant ou sortant des ports iraniens sans autorisation s’exposent à des interceptions.
L’opération cible spécifiquement une nouvelle pratique financière de la République islamique. Selon Al Jazeera, la marine américaine a pour instruction d’arraisonner les navires ayant versé un droit de passage à l’Iran en échange d’une traversée sécurisée. Ces péages, dont certains ont été récemment réglés en yuans chinois pour contourner les sanctions, pourraient bientôt être exigés en rials iraniens. Le président américain Donald Trump a publiquement assimilé cette exigence à de l’« extorsion ».
La mise en œuvre de cette mesure militaire ne fait pas l’unanimité auprès des partenaires traditionnels des États-Unis. Le Premier ministre britannique, Keir Starmer, a indiqué que le Royaume-Uni ne soutiendrait pas ce blocus et n’engagerait pas ses navires dans les opérations de déminage annoncées par Washington. Le Japon a précisé ne pas avoir encore statué sur l’envoi de ses forces d’autodéfense. La Chine, premier importateur de pétrole iranien, a appelé au maintien de la fluidité du trafic maritime.
Les forces armées iraniennes ont qualifié l’initiative américaine d’acte illégal s’apparentant à de la piraterie. La télévision d’État a relayé un communiqué militaire avertissant que toute menace pesant sur leurs installations compromettrait la sécurité de l’ensemble des ports de la région. Parallèlement, le Corps des gardiens de la révolution islamique a imposé aux navires autorisés une nouvelle carte de navigation obligatoire, justifiée par la présence de mines marines sur le tracé habituel.