Après une première journée de mobilisation de 24 heures, les dix centrales syndicales annoncent une nouvelle étape de leur mouvement les 21, 22 et 23 octobre. Elles dénoncent une dégradation du dialogue social et entendent mobiliser les travailleurs dans l’ensemble des secteurs au Sénégal.
En déplacement à Ziguinchor pour échanger avec les travailleurs, la secrétaire générale nationale de l’UNSAS, Marie Yvette Keïta Diop, a expliqué que la tournée devait permettre de présenter la situation sociale actuelle et de recueillir les préoccupations des salariés. Les syndicats citent notamment les licenciements, le non-respect de certains accords ainsi que l’élaboration des nouveaux Code du travail et Code de la sécurité sociale, à laquelle ils estiment ne pas avoir été suffisamment associés.
Les centrales ont annoncé une grève générale de 72 heures, comme le rapporte EMedia, après avoir déjà appelé à une journée d’action de 24 heures. Selon Mody Guiro, cette précédente mobilisation du 10 juillet avait été suivie par plus de 75 % des travailleurs, tandis que le FSDT avait ensuite avancé une participation comprise entre 77 et 80 %.
Marie Yvette Keïta Diop estime que la concertation est désormais rompue. Elle réclame la restauration d’un dialogue social tripartite réunissant l’État, les employeurs et les organisations syndicales, ainsi que l’arrêt des licenciements et le respect des droits des travailleurs.
La responsable syndicale assure toutefois que le mouvement ne vise ni un gouvernement ni un ministre en particulier, mais la défense des travailleurs. À Ziguinchor, la délégation affirme avoir recueilli l’adhésion des salariés rencontrés et promet de rester mobilisée à leurs côtés.
Les organisations syndicales se disent prêtes à reprendre les discussions si les conditions d’une véritable concertation sont réunies. « Qu’on nous appelle à la table de négociation, qu’on discute », a lancé Marie Yvette Keïta Diop.





