Au lendemain de l’accident tragique survenu sur l’axe Ndioum – Matam, qui a coûté la vie au directeur de l’hôpital de Matam, Dr Ibrahima Sow, et grièvement blessé le directeur de l’hôpital de Ourossogui, l’émotion reste vive. Le ministre de la Santé et de l’Hygiène publique s’est déplacé à Matam. Dans ce contexte douloureux, une préoccupation majeure a été soulevée par les acteurs locaux : l’absence criante de neurochirurgiens dans la région.
Un homme bon, humble et généreux
« Hier, je suis venu pour assister au lancement officiel d’Octobre Rose. De nombreux médecins et professionnels de santé ont honoré cette cérémonie de leur présence, y compris Dr Sow qui avait organisé plus tôt dans la matinée une journée d’investissement humain dans son hôpital. La vie est éphémère et fragile. Le Dr Sow ignorait qu’en venant à cette cérémonie, il ne retournerait pas à Matam. Il ne savait pas non plus que sa participation serait son dernier geste. Pourtant, c’était un acte remarquable », a déclaré le ministre avec émotion.
Le ministre retient du défunt l’image « d’un homme bon, gentil, humble, simple, discret et généreux », un modèle dont l’exemple devrait servir de référence pour l’ensemble du système de santé. Il a présenté ses condoléances, au nom du gouvernement, du président de la République et du Premier ministre, à la famille éplorée, au personnel de santé et au SAMES.
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La doléance : pas un seul neurochirurgien dans toute la région
En marge de cet hommage, un appel pressant d’un porte-parole au ministre : « Il n’y a aucun neurochirurgien dans toute la région de Matam. Dans aucun des hôpitaux. C’est inadmissible. Cela représente un risque majeur pour toute la population. »
Selon lui, cette lacune rend impossible toute prise en charge des traumatismes crâniens sur place : « Sans neurochirurgien, nous vivons dans des conditions précaires. Un accident grave équivaut à une sentence fatale. »
Les acteurs locaux demandent ainsi au ministère de doter les hôpitaux de Matam, Ourossogui et Agnam de spécialistes en neurochirurgie, afin de prévenir les décès liés au manque de soins spécialisés et aux évacuations tardives vers Dakar ou Touba.
Un cri du cœur qui prend une résonance particulière après le drame ayant coûté la vie au Dr Sow, sur le chemin du retour d’une mission de santé publique. À noter que le directeur du centre hospitalier de Ourossogui, blessé dans cet accident, a été évacué à Touba pour la suite de sa prise en charge.


