Avant les tensions relevées au début de 2026, les finances publiques sénégalaises ont bouclé l’exercice 2025 sur des niveaux de recettes en progression et un déficit plus contenu qu’attendu.
Face aux députés le vendredi 15 mai, Cheikh Diba a indiqué que les recettes du budget général se sont élevées à 4.477,1 milliards de FCFA. Ce montant représente 98,8 % de l’objectif révisé en loi de finances rectificative et une hausse de 11,8 % par rapport à 2024. Dans son compte rendu, Le Soleil rapporte aussi que cette évolution a été soutenue par l’impôt sur les sociétés des entreprises pétrolières, la bonne tenue de l’impôt sur les sociétés et le dynamisme de l’Irvm-Ircm, des éléments également relayés par Dakarposte.
Les recettes non fiscales ont de leur côté dépassé les prévisions, avec un taux d’exécution de 111,1 %, grâce notamment aux dividendes et aux revenus du domaine. Les dons, en revanche, n’ont atteint que 60,2 % de réalisation, freinés par des décaissements jugés tardifs. Sur les dépenses, le ministre a fait état d’une exécution de 5.864,6 milliards de FCFA, soit 93,9 % des prévisions. Le déficit budgétaire a ainsi été ramené à 1.387,5 milliards de FCFA, équivalant à 6,44 % du PIB, contre une cible initiale de 7,82 %.
Concrètement, ces chiffres traduisent une combinaison entre recettes mieux mobilisées et dépenses mieux contenues. Cheikh Diba a aussi mis en avant un excédent de trésorerie de 4,5 milliards de FCFA. Il a également souligné l’apurement des arriérés de paiement, avec 474 milliards de FCFA réglés, soit un taux de réalisation de 94,6 %. Dans l’énergie, 145,6 milliards ont été payés, pour un taux d’exécution de 99,7 %.
Le début de 2026 montre toutefois un changement d’ambiance. Le ministre a évoqué un « choc énergétique systémique » lié aux événements au Moyen-Orient. À fin mars, les recettes du budget général étaient de 1.139,5 milliards de FCFA, soit 19,2 % seulement de la loi de finances initiale. Sur la même période, les dépenses ont atteint 1.482,7 milliards, portant le déficit provisoire à 343,2 milliards. Le ministre a aussi signalé une hausse des transferts courants, avec un décaissement anticipé de 165,5 milliards de FCFA au profit du Fonds de soutien au secteur de l’énergie, destiné à sécuriser l’approvisionnement en combustible de la Senelec.
Moi je crois pas Chieckh Diba