On entend aujourd’hui certains affirmer que la Cour des comptes n’a jamais parlé de « dette cachée ». En effet, son Premier président a rappelé que cette expression ne figure nulle part dans le rapport et a invité chacun à se référer au contenu du document. Mais la question ne se résume pas au choix des mots employés par la Cour des comptes.
Du côté du FMI, le ton a été beaucoup plus explicite. Edward Gemayel a évoqué une « décision très consciente de sous-estimer le stock de la dette » et a même parlé d’une possible « intention explicite de dissimulation de certains engagements ». Julie Kozack, porte-parole du FMI, a également fait référence aux « causes profondes de la dette cachée » ainsi qu’à des dettes non correctement déclarées dans les statistiques officielles.
Autrement dit, si la Cour des comptes s’est limitée à des constats techniques sans employer l’expression « dette cachée », le FMI, lui, a utilisé un langage plus direct dans sa communication.
Il ne s’agit donc pas seulement d’un débat de mots. Dans le langage du FMI, on parle de passifs ou d’engagements non déclarés, souvent traduits dans le débat public par l’expression « dette cachée ».
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En revanche, la Cour des comptes s’inscrit dans une approche strictement juridique et comptable. Elle constate des écarts, des insuffisances ou des anomalies, sans nécessairement recourir aux termes popularisés dans le débat politique ou médiatique.
Son rapport fait ainsi état d’une situation non exhaustive de la dette garantie, d’une dette bancaire contractée hors circuit budgétaire, d’une dette bancaire importante non retracée dans les comptes de l’État, ainsi que de discordances sur les données de l’amortissement, de l’encours de la dette publique et des disponibilités bancaires, d’anomalies constatées dans les surfinancements et de pratiques ayant affecté la trésorerie de l’État.
Il est d’ailleurs fréquent que les institutions de contrôle ou de régulation n’emploient pas les termes du débat public. Elles décrivent les faits et les qualifient selon leur propre langage juridique, comptable ou statistique.
Ainsi, la Cour des comptes ne raisonne pas en termes politiques comme « dette cachée ». Elle s’exprime dans un vocabulaire technique : écarts, discordances, flux ou dettes non retracés, situation non exhaustive, surfinancements, dette consolidée, ajustements comptables, anomalies ou insuffisances constatées.
Petite nuance importante : le fait qu’une institution n’utilise pas un mot ne signifie pas qu’elle ne constate pas une réalité. Cela signifie simplement que cette réalité est formulée dans un langage juridique et technique.
Au final, au-delà des formulations différentes, la véritable question reste la même : quelle est l’ampleur réelle des engagements de l’État et comment ont-ils été enregistrés ?
Hawa Abdoul BA.






Cette opposition est tout simplement malhonnête
Li LEP ay douli Ousmane sonko la
le FMI avait d’abord parlé de misreporting ce qui a aboutit à dette cachée sous l’insistance de l’opinion à la clarification de misreporting. Maintenant le magistrat de la C. des Comptes qui délivre sous serment devrait se limiter au constat technique et non politique du rapport. Autrement le propos est tendancieux dont certains sorciers se délectent pour semer l’amalgame et la confusion ; mais il n’y en a pas parce que le chiffre de la dette déclarée de 74% du PIB a été sous-évaluée, elle a été re-calculee et fixée à 132% et ce dernier calcul, un cabinet privé indépendant l’a certifié.
Le magistrat devait se taire, voulait-il jouer du zèle du sachant; il n’a ramené que conjectures redondantes et sans objet parce que forcloses.
Les divertisseurs , amuseurs publics et plaisantins, ils se révèlent même dans les Administrations sous serment les plus astreintes à l’interdit de palabres