Détroit d’Ormuz : Washington dévoile la nouvelle condition imposée par l’Iran pour autoriser le trafic maritime

Le secrétaire d’État américain a profité de la clôture de la réunion des ministres du G7 en France pour lancer une alerte sur l’évolution de la situation au Moyen-Orient. Près d’un mois après le début de l’offensive militaire menée par les États-Unis et Israël contre l’Iran, Washington pointe du doigt une initiative de Téhéran visant à modifier unilatéralement les règles de circulation dans l’une des voies maritimes les plus stratégiques au monde.

Selon les éléments rapportés par la chaîne Al Jazeera, Marco Rubio a dénoncé le projet iranien d’instaurer un système de péage obligatoire dans le détroit d’Ormuz. Ce dispositif exigerait des navires commerciaux qu’ils soumettent une demande d’autorisation auprès du Corps des gardiens de la révolution islamique (CGRI), accompagnée du paiement d’une taxe pour garantir leur passage.

« Lorsqu’ils décideront de mettre en place un système de péage […], ce ne sera pas seulement illégal, c’est inacceptable. C’est dangereux pour le monde, et il est important que le monde ait un plan pour y faire face », a déclaré le chef de la diplomatie américaine depuis le tarmac de l’aéroport, vendredi. Il a appelé les membres du G7 ainsi que les nations asiatiques à contribuer à la sécurisation de ce point de passage par lequel transitaient en moyenne 20 millions de barils de pétrole par jour avant le déclenchement des hostilités le 28 février dernier.

L’administration du président Donald Trump peine toutefois à mobiliser ses alliés européens, qui limitent pour le moment leur implication à des actions défensives. Dans leur déclaration commune, les pays du G7 ont réitéré la nécessité de restaurer une liberté de navigation « sans péage » dans le détroit, sans pour autant s’engager à fournir des ressources militaires supplémentaires à l’effort américain. Une prudence partagée par d’autres acteurs diplomatiques qui tentent de sécuriser leurs propres intérêts face à la crise.

Sur le plan militaire, Marco Rubio a assuré que les opérations américaines visant à détruire la marine, les stocks de missiles et le programme d’enrichissement d’uranium iraniens étaient « en avance sur le calendrier », soulignant que ces objectifs seraient atteints sans aucun déploiement de troupes au sol.

Enfin, le secrétaire d’État a été interpellé sur les violences perpétrées par des colons israéliens en Cisjordanie occupée, où les Nations unies estiment que plus de 1 000 Palestiniens ont été tués depuis octobre 2023. Tout en se disant préoccupé, Marco Rubio a affirmé que le gouvernement israélien finirait par intervenir, bien que le président Donald Trump ait annulé, dès sa prise de fonctions en janvier 2025, les sanctions américaines qui visaient les colons accusés d’exactions.

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