Des “appâts” pour piéger les conducteurs : 6 arrestations à Jaxaay

Le Commissariat d’arrondissement de Jaxaay, Parcelles et Niacourab a procédé à l’interpellation de six individus poursuivis pour association de malfaiteurs, vols aggravés commis de nuit avec usage d’armes blanches, complicité, ainsi que détention et offre de chanvre indien.

Selon une note de la Police nationale, les faits remontent à la nuit du 8 au 9 février 2026, aux environs de 1h du matin. Les forces de l’ordre ont été alertées par un appel signalant l’interpellation citoyenne d’une suspecte après une agression suivie du vol d’une motocyclette. Les éléments de la Brigade de Recherches (BR) se sont immédiatement rendus sur les lieux et ont procédé à l’arrestation d’une jeune femme.

Les investigations ont mis en évidence un mode opératoire bien organisé. Plus tôt dans la journée, la mise en cause aurait sollicité les services d’un conducteur de moto-taxi pour une course vers Yoff, réglée via une application de paiement mobile. Elle aurait ensuite conservé son contact, prétextant de futures sollicitations.

Dans la soirée, elle l’aurait recontacté pour une nouvelle course vers Jaxaay. Arrivée à destination, deux individus armés auraient surgi et se seraient emparés de la moto de marque TVS 125. Grâce à l’intervention de riverains alertés par la victime, la suspecte a pu être maîtrisée avant l’arrivée de la police.

Lors de son audition, elle aurait reconnu les faits et révélé l’existence d’un groupe structuré composé de plusieurs membres. Selon ses déclarations, deux jeunes femmes servaient d’« appâts » pour attirer les conducteurs dans des zones isolées, où ils étaient ensuite dépouillés.

Les opérations menées par les enquêteurs ont permis l’interpellation de quatre autres membres présumés du réseau. Une perquisition a abouti à la saisie de trois cornets de chanvre indien destinés à la vente, ainsi que de la somme de 135 000 FCFA, présentée comme le reliquat de la vente d’une moto volée.

Les suspects auraient reconnu être impliqués dans au moins cinq agressions similaires. Les motos dérobées étaient revendues à des receleurs pour des montants compris entre 150 000 et 200 000 FCFA.

Ce démantèlement a également permis d’élucider deux plaintes enregistrées les 25 décembre 2025 et 5 février 2026, portant sur des faits similaires.

Les mis en cause ont été placés en garde à vue. L’enquête se poursuit afin d’identifier d’éventuels complices et receleurs, rapporte Dakaractu.

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