La guerre qui secoue actuellement le Moyen-Orient pousse les grandes puissances à réorganiser en urgence la chaîne d’approvisionnement énergétique. Face à la paralysie d’une des routes maritimes les plus stratégiques du globe, les dirigeants du G7 se sont réunis pour formuler une réponse économique et sécuritaire commune.
Selon les informations rapportées par l’agence Anadolu, le président français Emmanuel Macron a échangé mercredi avec ses homologues du G7 par visioconférence. L’objectif de cette concertation était de définir une stratégie face aux perturbations du marché des hydrocarbures, alors que l’opération militaire contre l’Iran entre dans sa deuxième semaine. Le chef de l’État français a formellement invité Donald Trump et les autres leaders à se coordonner pour rétablir au plus vite la liberté de navigation dans le Golfe.
Lors de ces discussions, une décision concrète a été entérinée pour tenter de stabiliser les marchés. Les pays du G7 ont acté la libération coordonnée de 400 millions de barils puisés dans leurs réserves stratégiques. Ce volume correspond à environ vingt jours d’exportations transitant habituellement par le détroit d’Ormuz. Emmanuel Macron a précisé que cette initiative vise à amortir le choc immédiat, tout en exhortant les autres nations à s’abstenir de toute restriction sur leurs exportations de gaz et de pétrole.
Cette mobilisation internationale intervient dans un contexte de blocage total. Depuis l’offensive conjointe des États-Unis et d’Israël lancée le 28 février contre l’Iran — ayant causé la mort de plus de 1 200 personnes, dont le guide suprême l’ayatollah Ali Khamenei et de hauts responsables militaires —, Téhéran a multiplié les ripostes. En plus des frappes visant des cibles israéliennes et des bases américaines, les Gardiens de la Révolution ont officialisé la fermeture du détroit d’Ormuz au transit des États-Unis et de leurs alliés, bloquant ainsi près d’un quart du commerce pétrolier mondial.
Notre rédaction note que pour sortir de cette impasse, les discussions du G7 se sont articulées autour de trois priorités : l’évaluation du terrain, la restauration de la navigation dans les zones sensibles comme la mer Rouge et le détroit de Bab el-Mandeb, et la coordination économique.
En déplacement à Chypre du Sud, Emmanuel Macron a indiqué que la France adopte une posture strictement défensive aux côtés des pays ciblés par la riposte iranienne. Paris prévoit de participer à l’escorte des navires commerciaux une fois la phase la plus intense du conflit terminée, afin de sécuriser à nouveau la circulation mondiale des hydrocarbures.