Conflit dans l’éducation : La nouvelle étape du plan d’actions actée par le G7 au lendemain de la marche de Thiès

Les rues de la capitale du Rail ont vibré, ce jeudi 22 janvier, au rythme des slogans des enseignants. Une mobilisation d’envergure nationale qui ne constitue pourtant qu’une étape préliminaire dans la stratégie syndicale. Alors que le cortège se dispersait à la Place de France, les regards se tournaient déjà vers la journée de vendredi, point d’orgue de ce deuxième plan d’actions.

La mobilisation a dépassé le simple cadre régional. Venus de plusieurs localités du pays pour converger vers Thiès, les enseignants regroupés au sein du G7 ont tenu à marquer les esprits par une marche pacifique reliant le lycée Malick Sy à la Place de France. Pancartes en main, les manifestants ont exigé le respect de la dignité du corps enseignant, pointant du doigt les retards accumulés dans l’application des engagements pris par l’État.

Cette démonstration de force sert de prélude à une action plus radicale. Selon les informations rapportées par Sud Quotidien, cette marche s’inscrit dans un plan d’actions gradué qui prévoit une grève totale ce vendredi 23 janvier sur l’ensemble du territoire. L’objectif est de maintenir la pression sur les autorités face à ce que les syndicats qualifient d’immobilisme persistant.

Le point de blocage des « décisionnaires »

Au cœur de la colère enseignante se trouve la question complexe des « décisionnaires ». Si la signature des décrets reste une revendication urgente, les syndicats estiment que cette mesure administrative ne suffira pas à elle seule à résoudre le contentieux. Prenant la parole lors du rassemblement, Amidou Diédhiou, secrétaire général national du Syndicat des Enseignants Libres du Sénégal (SELS), a précisé la nature exacte des attentes financières et structurelles.

Pour le responsable syndical, la résolution du problème passe impérativement par une augmentation de la pension de retraite de cette catégorie d’enseignants, l’élargissement de l’implication budgétaire les concernant, ainsi qu’une option d’extension de l’âge de la retraite à 65 ans. Ces exigences techniques visent à corriger des disparités jugées inéquitables au sein de la profession.

Un comité de suivi pointé du doigt

Le G7 impute directement la responsabilité de la crise actuelle à l’inefficacité des mécanismes de dialogue. Amidou Diédhiou a fustigé « l’inactivité du comité de suivi des accords », dont l’absence de fonctionnement effectif expliquerait les lenteurs dans l’exécution des engagements gouvernementaux. Les syndicats dénoncent des « tournures surprenantes » prises par la gestion du secteur depuis la troisième alternance.

Outre le dossier des décisionnaires, la plateforme revendicative englobe le paiement à temps des salaires et des indemnités d’examens, ainsi que la fin des surimpositions sur les rappels de salaires. Les organisations syndicales exigent une reprise sincère du dialogue pour aboutir à des solutions durables, tout en maintenant leur mot d’ordre de paralysie pour la journée de vendredi.

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Un commentaire

  1. vous êtes des paresseux, souciez vous de nos enfants. vous êtes les plus gâtés de tous les fonctionnaires vous avez des vacances hivernale et on vous paye sans rien faire. Soyez sérieux, honnêtes et patriotes qu’à même.


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