Le Village d’enfants SOS de Kaolack a célébré ses 50 ans de présence au Sénégal, lundi 20 avril 2026 à Kaffrine. Organisée en partenariat avec « SOS Belgique », cette commémoration a été marquée par une forte mobilisation dédiée à la protection et aux droits des enfants talibés.
Coïncidant avec la journée nationale consacrée aux apprenants coraniques, l’événement a pris la forme d’une grande caravane de plaidoyer. Plus d’un millier de talibés et de maîtres coraniques ont marché depuis l’intersection de la route de Nganda jusqu’à la place de Médina Baye, quartier fondé par feu Abdou Wilane. L’objectif de cette marche d’un demi-kilomètre visait à sensibiliser les populations et les partenaires sur l’amélioration des conditions de vie dans les daaras. Selon les informations rapportées par Sud Quotidien, cette mobilisation s’est conclue par la remise officielle d’un rapport de doléances aux représentants de l’État par les apprenants eux-mêmes et les « Ndeyu Daaras » (marraines des daaras).
Présent lors de cette cérémonie aux côtés du préfet du département, Papa Daouda Diop, directeur national des Villages SOS du Sénégal, a dressé le bilan des actions menées. Il a annoncé que 1 500 talibés sont aujourd’hui pris en charge à l’échelle nationale, fruit d’un partenariat multipartite actif depuis cinq ans et impliquant l’État ainsi que divers acteurs de la société civile.
La démarche de l’organisation ne se limite pas à l’assistance matérielle, mais intègre également la professionnalisation de l’enseignement. Une trentaine d’anciens pensionnaires ont d’ailleurs déjà été insérés dans le tissu professionnel de manière autonome. Face à la récurrence de la mendicité, la direction des Villages SOS soutient que les solutions doivent prioriser l’amélioration des cadres de vie, des moyens de subsistance des jeunes et le renforcement du volet pédagogique, plutôt que de s’orienter vers des mesures strictement répressives.