Chili : le vainqueur de la présidentielle prête serment et installe une nouvelle ligne idéologique à La Moneda

Le Congrès national du Chili, situé à Valparaíso, a abrité ce mercredi la cérémonie officielle d’investiture du nouveau chef de l’État. Un événement qui consacre l’aboutissement du parcours d’une figure politique ayant remporté le scrutin présidentiel de décembre dernier, après plusieurs tentatives infructueuses.

Selon les informations rapportées par l’agence Anadolu, José Antonio Kast, 60 ans, a officiellement pris ses fonctions dans la salle d’honneur du Congrès. La passation s’est déroulée en présence du président sortant, Gabriel Boric, qui lui a remis la Piocha de O’Higgins, symbole traditionnel de la présidence chilienne.

Le programme officiel de cette journée prévoyait ensuite un déjeuner au Palais présidentiel Cerro Castillo, à Viña del Mar, avec les délégations étrangères, avant une adresse au public depuis le balcon du Palais de La Moneda à Santiago. La cérémonie a mobilisé une importante représentation diplomatique internationale. Notre rédaction note la présence de plusieurs chefs d’État, dont le roi d’Espagne Felipe VI, les présidents argentin Javier Milei, bolivien Rodrigo Paz Pereira, panaméen José Raúl Mulino, ainsi que leurs homologues du Honduras, du Costa Rica, du Paraguay et de l’Uruguay.

Avocat de profession et issu d’une famille d’origine allemande, José Antonio Kast incarne l’extrême droite chilienne. Son engagement politique a débuté à l’Université pontificale catholique du Chili au sein du Mouvement gremial, fondé par Jaime Guzmán, un architecte de la Constitution de 1980 et proche de l’ancien dirigeant militaire Augusto Pinochet. Après près de vingt ans au sein du parti conservateur UDI, où il a exercé comme conseiller municipal puis député de 2002 à 2018, il a fondé le Parti républicain du Chili en 2019 pour défendre une ligne plus stricte que celle de la droite traditionnelle.

Défenseur de politiques sécuritaires strictes, opposé à l’immigration et promoteur de positions sociales conservatrices, le nouveau président a assumé des positions parfois perçues comme favorables à l’époque de Pinochet. Après deux candidatures à la magistrature suprême en 2017 et 2021, il a finalement accédé au pouvoir lors de sa troisième tentative, en s’imposant au second tour face à la candidate de gauche Jeannette Jara.

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