Chantage sexuel à Touba : L’arme numérique utilisée par un artisan de 25 ans pour piéger sa maîtresse mariée

Le Commissariat spécial de Touba vient de traiter une affaire de mœurs complexe impliquant un jeune artisan et une femme mariée. Alors que la relation entretenue dans le secret a viré au rapport de force, les enquêteurs ont mis fin aux agissements d’un homme qui utilisait un levier de pression numérique pour contraindre sa partenaire.

Les relations extraconjugales prennent parfois une tournure judiciaire lorsque l’un des partenaires décide d’user de menaces pour maintenir l’autre sous son emprise. C’est le scénario qui s’est dessiné à Touba, conduisant à l’interpellation d’un maçon âgé de 25 ans, identifié sous les initiales A. Ndiaye.

Selon les informations rapportées par nos confrères de Kawtef, reprenant des sources proches de l’enquête, le mis en cause entretenait une liaison avec une femme mariée, C. Mbaye. Cette relation, par définition illégitime, a basculé lorsque le jeune homme a formulé une exigence particulière : l’envoi d’une vidéo intime dévoilant la nudité de sa maîtresse.

Le piège de la vidéo compromettante

Bien que consciente des risques liés à son statut d’épouse, la dame a accédé à la demande de son amant. C’est précisément ce contenu numérique qui est devenu l’instrument du chantage. D’après les déclarations de la plaignante consignées par la police, A. Ndiaye, originaire de Ndiogop (département de Diourbel), a instrumentalisé cette vidéo pour imposer ses volontés.

L’artisan aurait menacé de diffuser publiquement les images si sa partenaire refusait de le rejoindre à son domicile. Sous la contrainte et la peur du scandale social, la victime s’est rendue chez lui, où des relations intimes ont eu lieu. Loin de s’arrêter à cet épisode, le jeune homme aurait maintenu cette pression psychologique pour pérenniser ces rencontres forcées.

Intervention des autorités judiciaires

Face à la persistance du chantage, la victime a fini par saisir les autorités policières. L’enquête diligentée par le Commissariat spécial de Touba a permis d’établir les faits reprochés au jeune maçon.

Au terme de sa garde à vue, A. Ndiaye a été déféré au parquet de Diourbel. Il doit désormais répondre de plusieurs chefs d’inculpation graves, notamment la collecte illicite et la diffusion de données à caractère obscène, ainsi que le chantage.

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