Les assemblées annuelles 2026 de la Banque africaine de développement s’ouvrent lundi à Brazzaville, en République du Congo, alors que l’aide publique au développement recule et que l’institution place au centre des débats la mobilisation de ressources africaines à grande échelle. Des chefs d’État et de gouvernement, des ministres des Finances, des gouverneurs de banques centrales ainsi que des acteurs du secteur privé, de la finance et de la société civile sont attendus.
Cette édition est organisée autour du thème du financement du développement africain dans un monde fragmenté. Elle comprend la 61e assemblée du Conseil des gouverneurs de la BAD et la 52e assemblée du Conseil des gouverneurs du Fonds africain de développement, le guichet concessionnel du Groupe. Plus de 3 000 participants sont annoncés, dont des représentants des 81 pays membres, des institutions financières et de développement, des groupes de réflexion, du monde universitaire et des médias, selon Lapresse.
Les actionnaires du Groupe de la Banque doivent y examiner les progrès de l’année écoulée et discuter de la mise en œuvre des quatre Points cardinaux, présentés comme les piliers du développement durable de l’Afrique. Des rencontres statutaires sont prévues, mais aussi des événements consacrés au savoir, organisés par l’institution et par le pays hôte.
Ces assemblées seront les premières de Sidi Ould Tah depuis sa prise de fonctions comme neuvième président du Groupe de la Banque africaine de développement en septembre 2025. Sous sa direction, la 17e reconstitution des ressources du Fonds africain de développement a été bouclée en décembre à Londres avec un montant record de 11 milliards de dollars. Le Fonds soutient les pays africains à faible revenu et fragiles à travers des prêts à taux préférentiels et des dons.
La BAD met aussi en avant la Nouvelle architecture financière africaine pour le développement, portée par Sidi Ould Tah, afin de mieux orienter l’épargne disponible sur le continent vers les besoins de financement. L’institution estime que l’Afrique dispose d’environ 4 000 milliards de dollars d’épargne dans les fonds de pension, les fonds souverains et des mécanismes similaires. En janvier, la BAD et l’AFD avaient déjà validé 2,4 milliards d’euros pour des projets structurants en Afrique dans l’énergie, l’agriculture, l’eau et la création d’emplois. En avril, le Fonds africain de développement a aussi approuvé un don de 1,7 milliard de francs CFA pour renforcer la compétitivité du secteur privé de l’UEMOA.
La NAFAD a reçu en avril l’aval de dirigeants et représentants de l’écosystème financier africain à Abidjan, après avoir été adoubée en février par des chefs d’État lors du Sommet de l’Union africaine à Addis-Abeba.