La Fédération sénégalaise des associations de personnes handicapées (Fsaph) s’est réunie ce vendredi à Pikine pour alerter sur une décision gouvernementale touchant des milliers de bénéficiaires. L’organisation conteste une application réglementaire qu’elle juge inadaptée à la condition spécifique de ses membres.
Selon les informations rapportées par le journal Le Quotidien, 25 000 personnes vivant avec un handicap ont été radiées du Programme national de bourses de sécurité familiale (Pnbsf). Moussa Thiaré, président de la Fsaph, a fermement condamné cette mesure lors de sa déclaration liminaire, la qualifiant de « régression humaine » et d’« injustice majeure » frappant des populations vulnérables.
Cette radiation massive découle de l’application de l’article 12 du décret n°2023-847. Ce texte limite la perception de l’allocation financière à une durée stricte de cinq ans. La fédération dénonce une « faute juridique » et une « erreur d’appréciation sociale ». Moussa Thiaré précise que le handicap constitue une vulnérabilité structurelle et permanente, qui s’aggrave souvent avec l’âge, contrairement à une précarité économique temporaire dont un individu pourrait s’extraire par l’insertion professionnelle au terme de cette période de cinq ans.
Les données partagées par la Fsaph mettent en évidence les défis liés à la protection sociale au Sénégal. Sur une population estimée à plus de deux millions de personnes handicapées, un peu plus de 100 000 citoyens détiennent la Carte d’égalité des chances (Cec). Parmi ces détenteurs, seuls 64 000 percevaient effectivement la bourse de sécurité familiale avant cette vague de retraits.
L’organisation précise que sa démarche vise la défense des droits humains fondamentaux et non une contestation politique. Elle a formulé une série d’exigences pour sortir de cette impasse, à commencer par le rétablissement immédiat des droits pour toutes les personnes handicapées titulaires de la Cec et répondant aux critères de pauvreté.
La Fsaph demande également une révision du décret incriminé afin d’y intégrer une dérogation spécifique qui supprimerait la limite de cinq ans pour les personnes en situation de handicap. Enfin, elle exige l’application du principe « Rien pour nous sans nous », impliquant l’intégration systématique des organisations de personnes handicapées dans les instances de décision.
Il faut leur envoyer vos « drones de mécontentement », car cette mesure est aussi incompréhensible qu’incongrue, voire lâche.
Comment peut-on refuser un soutien financier à des personnes handicapées ?
C’est inacceptable. Si une dotation financière spéciale est débloquée en attendant une solution définitive pour les victimes de Macky Sall, vous devriez être en tête de liste.
Allez assiéger cette énième fondation des deux Premières Dames pour réclamer justice. Ce pays marche vraiment sur la tête.