Dans un communiqué publié le 17 juin 2026, l’Action pour les Droits Humains et l’Amitié (ADHA), dirigée par Adama Mbengue, a fermement condamné les attaques et moqueries visant l’apparence physique de la ministre de la Jeunesse et des Sports sur les réseaux sociaux. L’organisation estime que ces propos relèvent du « bodyshaming » et constituent une atteinte grave à la dignité humaine.
L’ADHA considère que cette forme de stigmatisation est particulièrement inquiétante lorsqu’elle cible une femme occupant des fonctions publiques. Elle rappelle que le respect dû à chaque personne ne peut être remis en cause par des considérations liées à son apparence. Selon l’association, ces attaques ne sauraient être assimilées à une opinion ou à une critique politique légitime, mais représentent une violence symbolique portant atteinte aux droits fondamentaux.
L’organisation exprime sa solidarité à la ministre et appelle les autorités compétentes à prendre les mesures nécessaires contre les auteurs de ces actes. « La dignité n’est pas négociable », déclare l’ADHA, qui insiste sur la nécessité de préserver un débat public centré sur les idées plutôt que sur les attaques personnelles. Cette prise de position intervient dans un contexte où, comme le rapportait Lactuacho, ONU Femmes Sénégal alertait en novembre 2025 que les technologies deviennent des vecteurs d’humiliation dans les violences basées sur le genre.


