Interrogée sur les polémiques impliquant des femmes, notamment celles liées aux arrestations et aux controverses relayées sur les réseaux sociaux, Khady Ndiaye Bijou déplore la place accordée aux contenus négatifs dans l’espace numérique.
« En tant que femme, cela me fait mal », confie-t-elle, regrettant que l’image des femmes soit souvent associée aux faits divers et aux controverses qui alimentent les discussions en ligne.
Selon elle, les contenus polémiques suscitent souvent davantage d’intérêt que les initiatives positives.Une situation qu’elle explique notamment par le comportement des internautes et par la tendance à reproduire des pratiques observées ailleurs sans toujours les adapter aux réalités de la société sénégalaise.
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Pour Bijou, la responsabilité est collective. Les internautes, les créateurs de contenus et l’ensemble de la société doivent s’interroger sur les valeurs qu’ils mettent en avant et sur l’attention qu’ils accordent aux différentes publications.
Au-delà des débats sur les réseaux sociaux, Khady Ndiaye revendique un engagement profond en faveur des enfants vulnérables. Un attachement qu’elle présente comme naturel, nourri par son environnement familial et renforcé au fil de ses actions sociales.
Elle évoque notamment les collectes organisées pour soutenir les enfants accueillis dans des pouponnières, ainsi que les dons destinés à l’achat de fournitures et d’autres produits de première nécessité.
Pour elle, la protection de l’enfance doit constituer une priorité permanente, car les enfants sont particulièrement exposés aux difficultés et dépendent largement de la solidarité des adultes.
« Les enfants sont vulnérables. Nous devons les protéger dans tous les domaines », souligne-t-elle en substance.
Elle déplore toutefois certaines attitudes rencontrées dans le cadre de ses initiatives caritatives, notamment lorsque des invitations ou des propositions de soutien semblent être assorties d’attentes personnelles ou de sous-entendus.
Khady Ndiaye Bijou plaide ainsi pour une solidarité désintéressée, sans chantage ni contrepartie. À ses yeux, aider un enfant doit rester un acte de générosité et non un moyen d’obtenir des faveurs.
En ce mois d’Octobre Rose, consacré à la sensibilisation au cancer du sein, Khady Ndiaye Bijou invite les femmes à profiter des possibilités de dépistage, notamment lorsque des campagnes gratuites sont organisées.
Elle reconnaît que la peur du diagnostic peut constituer un frein, certaines femmes redoutant les conséquences psychologiques ou familiales d’un éventuel résultat positif. Elle insiste cependant sur l’importance de ne pas repousser les démarches de prévention.
Elle salue également les initiatives des médias, des associations et des acteurs de la société civile qui contribuent à informer les populations, à promouvoir le dépistage et à accompagner les personnes concernées.
Son approche consiste aussi à relayer les actions menées par d’autres organisations afin de leur donner davantage de visibilité et d’encourager la mobilisation collective.
Une vague de solidarité autour des initiatives sociales
Khady Ndiaye Bijou se réjouit par ailleurs de l’élan de solidarité suscité par certaines de ses actions. Elle cite notamment le soutien reçu de proches et d’autres femmes entrepreneures, qui contribuent financièrement ou matériellement aux initiatives en faveur des enfants.
Pour elle, ces gestes démontrent que chacun peut participer, selon ses moyens, à l’amélioration des conditions de vie des personnes les plus fragiles.
« Prenez soin des personnes qui vous entourent », lance-t-elle, invitant chacun à réfléchir à ce qu’il peut apporter de positif dans la vie d’autrui.



