Kaolack, 15 juin – Le baccalauréat de l’enseignement technique ne séduit toujours pas les foules. Avec 3 354 candidats inscrits cette année sur l’ensemble du territoire, cette filière ne représente que 1,81 % de l’effectif total du baccalauréat général, un chiffre jugé « très faible » par le ministre de l’Emploi et de la Formation professionnelle et Technique, Idrissa Samb, rapporte l’APS. Pourtant, les filles sont largement majoritaires : elles sont 2 066, soit 61,6 % des effectifs. La série Sciences et technologies économiques (Steg) concentre le plus grand nombre de candidats avec 2 780 élèves, et l’académie de Dakar arrive en tête des circonscriptions avec 1 188 candidats. Cette édition enregistre une baisse de 92 inscrits par rapport à 2025, où ils étaient 3 446.
Un centre de Kaolack à majorité féminine
En marge d’une visite au lycée technique et commercial El Hadji Abdoulaye Niass de Kaolack, qui accueille 263 candidats dont 174 filles (soit 63 %), le ministre a souligné la nécessité de renverser la tendance. Il a rappelé que les plus hautes autorités du pays travaillent à développer l’enseignement technique, notamment via la construction de six lycées techniques orientés vers l’agriculture et l’agro-business.
« Nous sommes également en phase de construction de huit lycées techniques dans les huit pôles territoires du pays », a-t-il ajouté, insistant sur l’importance d’inciter les parents à orienter leurs enfants vers les filières techniques et commerciales.
Un appel aux parents
Le ministre, accompagné du directeur de l’Office du bac et des autorités académiques, s’est réjoui de la forte présence féminine dans le centre de Kaolack et a encouragé les familles à soutenir davantage ces parcours, souvent perçus comme moins prestigieux que les filières générales. À Saint-Louis, le jury 1287 du Lycée technique Ahmadou Penda (LTAP) accueille 275 candidats, tandis que les établissements publics totalisent 1 847 candidats et les candidats individuels 274, soit 8,1 % de l’effectif total.


