« Avec ces campements, nous vivons et entretenons nos familles » : en Casamance, le pari du tourisme responsable

« Avec ces campements, nous vivons et entretenons nos familles. Nos prières, c’est que l’État puisse nous accompagner », plaide Alexandre Manga, dont les propos sont rapportés par APS. À Enampore, comme dans plusieurs localités de Basse-Casamance (Mlomp, Oussouye, Cap Skirring), des guides communautaires et des campements villageois développent des offres alternatives aux circuits classiques, fondées sur la préservation de l’environnement et la valorisation des cultures locales.

Ces campements, construits à partir de matériaux locaux et gérés collectivement, offrent des revenus additionnels aux populations, notamment aux femmes actives dans la restauration et l’artisanat. Dans certains cas, les recettes permettent même de financer des projets sociaux, tels que l’entretien des écoles ou l’amélioration des pistes rurales. Jean-Bernard Diatta, guide communautaire à Mlomp, explique que ces circuits sont conçus par les habitants eux-mêmes.

Malgré ces atouts, l’accessibilité reste un défi majeur. Selon Doudou Tamba, responsable du Collectif des acteurs touristiques de la destination Casamance, les liaisons aériennes ont chuté de plus de 60 % en dix ans, tandis que le coût du billet Dakar-Cap Skirring dépasse souvent 120 000 francs CFA. La piste de l’aéroport, jugée trop courte, limite l’accueil des avions moyen-porteurs. Le collectif propose l’ajout d’un avion dédié aux liaisons domestiques, le développement de connexions internationales, l’allongement de la piste ainsi que la réhabilitation des axes routiers reliant Banjul et Bissau. D’après APS, qui cite ces acteurs locaux, la Casamance reste une destination prisée pour ses plages, ses bolongs et ses villages authentiques, et la dynamique du tourisme durable se construit progressivement, portée par les communautés.

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