Les services de sécurité russes ont annoncé vendredi avoir fait échouer un projet d’attentat à la voiture piégée. Cette attaque visait des dirigeants de l’agence nationale de régulation des télécommunications, dans un contexte de tensions autour du contrôle d’Internet en Russie.
Selon les informations rapportées par Insider Paper, le Service fédéral de sécurité (FSB) a interpellé la semaine dernière plusieurs individus impliqués dans cette conspiration. Les autorités russes précisent qu’il s’agit de sept personnes identifiées comme des sympathisants d’extrême droite et d’idéologie néo-fasciste.
Le meneur de ce groupe, un résident de Moscou né en 2004, a été abattu lors de son arrestation après avoir opposé une résistance armée et ouvert le feu sur les forces de l’ordre. L’agence de sécurité affirme que ces individus auraient été recrutés par les services spéciaux ukrainiens via l’application de messagerie Telegram.
Ce projet d’attaque s’inscrit dans un climat de mécontentement face aux restrictions croissantes imposées par le régulateur russe, Roskomnadzor. L’organisme restreint actuellement de manière drastique le trafic de Telegram et WhatsApp pour orienter les utilisateurs vers « Max », un nouveau service soutenu par l’État. Moscou justifie ces restrictions, ainsi que les blocages de VPN et les coupures ponctuelles d’Internet, comme des impératifs de sécurité nationale face aux frappes de drones ukrainiens.
Une vidéo diffusée par le FSB montre des opérations de perquisition dans des appartements et les aveux de jeunes suspects aux visages floutés. Des enquêtes criminelles pour trafic illégal d’armes et d’explosifs ont été formellement ouvertes, et des accusations de terrorisme, passibles de la réclusion criminelle à perpétuité, sont actuellement à l’étude.