1325 et 2250 : les deux résolutions du Conseil de sécurité de l’ONU suivies par le Groupe de Travail Femmes, Jeunes, Paix et Sécurité en Afrique de l’Ouest et au Sahel servent de cadre à l’appel lancé après les récentes attaques au Mali. Face à une dégradation sécuritaire décrite comme continue dans la région, ces femmes et jeunes plaident pour une réponse globale, collective et urgente.
Que disent-ils sur la nature de la menace ? Ils estiment qu’aucune réponse isolée ne peut fonctionner contre une insécurité qu’ils présentent comme transfrontalière. Leur inquiétude porte à la fois sur le Mali et sur les zones frontalières entre la Guinée, la Sierra Leone et le Libéria, où ils relèvent aussi une détérioration de la situation sécuritaire.
Que proposent-ils concrètement ? Au fil d’une déclaration relayée par Seneweb, le groupe défend une convergence des efforts entre l’Alliance des États du Sahel (AES) et les autres cadres régionaux, dans une logique de responsabilité partagée et de stabilité durable.
Entre urgence sécuritaire et appel à la coordination régionale
Pourquoi insistent-ils sur cette coordination ? Leur position met en avant la nécessité de mesures qu’ils veulent concrètes, vérifiables et coordonnées pour désamorcer les tensions dans les zones frontalières sensibles. Parmi les pistes avancées figurent le renforcement de la communication entre forces de défense et de sécurité, la mise en place de mécanismes de confiance mutuelle et la protection prioritaire des populations civiles.
Qui porte cet appel ? Il vient du GTFJPS-AOS, une plateforme multi-acteurs chargée de suivre et d’évaluer la mise en œuvre effective des résolutions 1325 (2000) et 2250 (2015) du Conseil de sécurité des Nations Unies, relatives aux femmes, aux jeunes, à la paix et à la sécurité.
Quel message adressent-ils au Mali ? En plus de leur alerte, ces acteurs ont présenté leurs condoléances au président de la République du Mali, ainsi qu’aux femmes, aux jeunes et à l’ensemble du peuple malien, touchés par les récentes violences.