Entre critique politique et interpellation institutionnelle, Guy Marius Sagna a de nouveau porté plusieurs dossiers sur le terrain parlementaire. Le député a d’abord défendu l’idée qu’une formation politique doit rester dans la vigilance et le contrôle de la gestion publique, même lorsque cela expose à des erreurs à corriger.
Dans cette prise de position relayée par Xalima, il a visé l’ancienne majorité de l’APR et de la coalition BBY, à qui il reproche un silence sur plusieurs affaires qu’il juge sensibles. Il a notamment évoqué des soupçons d’ingérence dans des dossiers judiciaires, le refus attribué à certains responsables de se soumettre au contrôle des organes de l’État, ainsi que des violences ayant entraîné la mort de citoyens.
Dans le prolongement de cette démarche, le député affirme avoir transmis cinq questions écrites au gouvernement. La première porte sur le prix de la baguette de pain industriel à Médina Wandifa, où celui-ci serait passé de 175 à 200 FCFA. Guy Marius Sagna demande sur quelle base une telle hausse a pu être appliquée, alors qu’il rappelle que le prix du pain est réglementé, et il interroge aussi les mesures prévues pour protéger les consommateurs.
Le deuxième point concerne environ 382 anciens étudiants de l’Institut Africain de Management, confrontés à des difficultés pour obtenir leurs diplômes à cause de problèmes d’accréditation. Le député demande que les responsabilités entre l’IAM, l’ANAQ-Sup et les autorités publiques soient clarifiées, tout en réclamant des solutions pour les étudiants concernés. Il a également interrogé la ministre des Sports sur les primes promises aux agents du ministère après les performances des Lions du football à la CAN, en rappelant qu’une enveloppe de 305 millions de FCFA aurait été annoncée.
Les deux autres questions visent la situation des jeunes du programme Xëyu Ndaw Ni affectés à la muraille verte dans la région de Dakar, qui seraient sans salaire depuis quatre mois, ainsi que l’état du poste de santé de Sagatta Gueth, dans le département de Kébémer. D’après les éléments rendus publics par Guy Marius Sagna, cette structure construite en 1956 présenterait d’importantes fissures, des signes de corrosion et des infiltrations d’eau, ce qui l’amène à demander une expertise rapide et des mesures de sécurisation. Le député a enfin appelé les citoyens à continuer de lui faire remonter leurs préoccupations.