La France a exprimé de vives critiques envers la décision des États-Unis de révoquer les visas de responsables palestiniens, les empêchant ainsi d’assister à la réunion annuelle de haut niveau de l’Assemblée générale des Nations Unies prévue en septembre à New York.
Le ministre français des Affaires étrangères, Jean-Noël Barrot, a déclaré à la presse, en marge d’une réunion informelle des ministres européens des Affaires étrangères à Copenhague, que « l’Assemblée générale de l’ONU ne peut être soumise à aucune restriction d’accès ». Il a insisté sur la neutralité du siège de l’ONU. M. Barrot a également lancé un appel pour un accès humanitaire immédiat à Gaza, exhortant Israël à ouvrir les points d’entrée et à abandonner le projet d’extension de la colonie E1.
Abordant le conflit russo-ukrainien, le ministre français a souligné l’importance de négociations de paix assorties de garanties de sécurité. Il a averti que si le président russe Vladimir Poutine refusait de rencontrer son homologue ukrainien Volodymyr Zelensky, de nouvelles sanctions devraient être envisagées. « Les sanctions européennes seront bien sûr au centre de nos discussions ici à Copenhague ce matin. Je présenterai des propositions », a-t-il ajouté.
Enfin, Jean-Noël Barrot a évoqué la question iranienne. Il a rappelé que les pays de l’E3 (Royaume-Uni, France et Allemagne) ont activé le mécanisme de « snapback » de l’ONU, permettant de rétablir des sanctions contre Téhéran. Le ministre a toutefois précisé que ces mesures pourraient être suspendues si l’Iran se conformait aux exigences internationales, laissant ainsi la porte ouverte à la diplomatie. « L’agence Anadolu » rapporte ces propos du ministre français.